Une pensée de Victor Hugo

19 05 2009

Les oiseaux Sont de la poussière d'âme.
Le nid que l'oiseau bâtit
Si petit
Est une chose profonde ;
L'oeuf ôté de la forêt
Manquerait
A l'équilibre du monde.

Victor Hugo




J'aime l'araignée de Victor HUGO

22 04 2008

J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,

Parce qu'on les hait ;

Et que rien n'exauce et que tout châtie

Leur morne souhait ;

»-----------------«

Parce qu'elles sont maudites, chétives,

Noirs êtres rampants ;

Parce qu'elles sont les tristes captives

De leur guet-apens ;

»-----------------«

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;

Ô sort ! fatals noeuds !

Parce que l'ortie est une couleuvre,

L'araignée un gueux;

»-----------------«

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,

Parce qu'on les fuit,

Parce qu'elles sont toutes deux victimes

De la sombre nuit...

»-----------------«

Passants, faites grâce à la plante obscure,

Au pauvre animal.

Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,

Oh ! plaignez le mal !

»-----------------«

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;

Tout veut un baiser.

Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie

De les écraser,

»-----------------«

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,

Tout bas, loin du jour,

La vilaine bête et la mauvaise herbe

Murmurent : Amour !




Horror de Victor HUGO

22 04 2008

Esprit mystérieux qui, le doigt sur ta bouche,

Passes... ne t'en va pas ! parle à l'homme farouche

Ivre d'ombre et d'immensité,

Parle-moi, toi, front blanc qui dans ma nuit te penches !

Réponds-moi, toi qui luis et marches sous les branches

Comme un souffle de la clarté !

»-----------------«

Est-ce toi que chez moi minuit parfois apporte ?

Est-ce toi qui heurtais l'autre nuit à ma porte,

Pendant que je ne dormais pas ?

C'est donc vers moi que vient lentement ta lumière ?

La pierre de mon seuil peut-être est la première

Des sombres marches du trépas.

»-----------------«

Peut-être qu'à ma porte ouvrant sur l'ombre immense,

L'invisible escalier des ténèbres commence ;

Peut-être, ô pâles échappés,

Quand vous montez du fond de l'horreur sépulcrale,

O morts, quand vous sortez de la froide spirale,

Est-ce chez moi que vous frappez !

»-----------------«

Car la maison d'exil, mêlée aux catacombes,

Est adossée au mur de la ville des tombes.

Le proscrit est celui qui sort ;

Il flotte submergé comme la nef qui sombre.

Le jour le voit à peine et dit : Quelle est cette ombre ?

Et la nuit dit : Quel est ce mort ?

»-----------------«

Sois la bienvenue, ombre ! ô ma soeur ! ô figure

Qui me fais signe alors que sur l'énigme obscure

Je me penche, sinistre et seul ;

Et qui viens, m'effrayant de ta lueur sublime,

Essuyer sur mon front la sueur de l'abîme

Avec un pan de ton linceul ! ...




Je ne veux condamner personne, ô sombre histoire de Victor Hugo

22 04 2008

Je ne veux condamner personne, ô sombre histoire.

Le vainqueur est toujours traîné par sa victoire

Au-delà de son but et de sa volonté ;

Guerre civile ! ô deuil ! le vainqueur emporté

Perd pied dans son triomphe et sombre en cette eau noire

Qu'on appelle succès n'osant l'appeler gloire.

C'est pourquoi tous, martyrs et bourreaux, je les plains.

Hélas ! malheur à ceux qui font des orphelins !

Malheur ! malheur ! malheur à ceux qui font des veuves !

Malheur quand le carnage affreux rougit les fleuves,

Et quand, souillant leur lit d'un flot torrentiel,

Le sang de l'homme coule où coule l'eau du ciel !

Devant un homme mort un double effroi me navre.

J'ai pitié du tueur autant que du cadavre.

Le mort tient le vivant dans sa rigide main.

Le meurtrier prendra n'importe quel chemin,

Il peut chasser ce mort, et le chasser encore,

L'enfouir dans la nuit, le noyer dans l'aurore,

Le jeter à la mer, le perdre, et, plein d'ennui,

Mettre une épaisseur d'ombre entre son crime et lui ;

Toujours il reverra ce spectre insubmersible.

[...]

»-----------------«

Mais faut-il donc trembler devant l'avenir ? Certe,

Il faut songer. Trembler, non pas. Sachez ceci :

Ce rideau du destin par l'énigme épaissi,

Cet océan difforme où flotte l'âme humaine,

La vaste obscurité de tout le phénomène,

Ce monde en mal d'enfant ébauchant le chaos,

Ces idéals ayant des profils de fléaux,

Ces émeutes manquant toujours la délivrance,

Toute cette épouvante, oui, c'est de l'espérance.

Le matin glacial consterne l'horizon ;

Parfois le jour commence avec un tel frisson

Que le soleil levant semble une attaque obscure.

La branche offre la fleur au prix de la piqûre.

Par un sentier d'angoisse aux bleus sommets j'irai.

La vie ouvrant de force un ventre déchiré,

A pour commencement une auguste souffrance.

»-----------------«

L'onde de l'inconnu n'a qu'une transparence

Livide, où la clarté ne vient que par degrés ;

Ce qu'elle montre flotte en plis démesurés.

La dilatation de la forme et du nombre

Étonne, et c'est hideux d'apercevoir dans l'ombre

Aujourd'hui ce qui doit n'être vu que demain.

Demain semble infernal tant il est surhumain.

Ce qui n'est pas encor germe en d'obscurs repaires ;

Demain qui charmera les fils, fait peur aux pères,

L'azur est sous la nuit dont nous nous effrayons,

Et cet oeuf ténébreux est rempli de rayons.

Cette larve lugubre aura plus tard des ailes.

Spectre visible au fond des ombres éternelles,

Demain dans Aujourd'hui semble un embryon noir,

Rampant en attendant qu'il plane, étrange à voir,

Informe, aveugle, affreux ; plus tard l'aube le change.

L'avenir est un monstre avant d'être un archange.




Le champ du potier de Victor Hugo

22 04 2008

Oh ! des champs sont fatals, des charniers sont célèbres,

Des plaines et des mers sont sanglantes, parfois

Des vallons ont la marque effroyable des rois,

L'odeur des attentats, la rouille des carnages ;

Des crimes monstrueux, comme des personnages,

Ont passé dans des bois ou sur des monts, qu'on voit

Avec peur, en mettant sur ses lèvres son doigt ;

Ascalon est hideux, Josaphat est austère,

Le lac Asphalte est noir ; mais pas un lieu sur terre

Ne t'égale en horreur, funèbre Haceldama !

Les vases qu'un potier de ta fange forma

Tremblent dans la lueur trouble des catacombes

Et blêmissent ainsi que des urnes de tombes ;

Sans doute, dans l'endroit implacable et profond,

Ce sont ces vases-là que portent sur le front

Les spectres, quand ils vont puiser de l'ombre au gouffre.

Ton nom semble tragique et fait d'un mot qui souffre,

Haceldama ! ce mot crie ainsi qu'un blessé.

»-----------------«

Le sac de Judas fut des prêtres ramassé.

»-----------------«

Or ils cherchaient un lieu de sépulture vile

Pour les gentils mourant par hasard dans la ville,

Afin que l'étranger restât toujours dehors

Et ne fût pas chez lui, même étant chez les morts.

Ils choisirent l'enclos du potier solitaire.

»-----------------«

Les trente écus dont fut payé ce coin de terre

Avaient déjà servi pour payer Jésus-Christ.

Et ce lieu depuis lors est nocturne.

»-----------------«

Il fleurit,

Il verdoie, et l'aurore en s'éveillant le touche,

Rien ne peut dissiper sa nuit ; il est farouche.

Il appartient au deuil, au silence, au regard

Fixe et terrifiant de l'infini hagard ;

Une chauve-souris éternelle l'effleure ;

Toujours, quel que soit l'astre et quelle que soit l'heure,

L'oeil dans ce champ lugubre entrevoit à demi

L'épouvantable argent par Judas revomi ;

On sent là remuer des linceuls invisibles,

Le sang pend goutte à goutte aux brins d'herbe terribles ;

Des vols mystérieux de larves font du vent

Sur le front du songeur ténébreux et rêvant,

Et de vagues blancheurs frissonnent dans la brume.

Hélas !




Je suis fait d'ombre et de marbre de Victor HUGO

15 04 2008

Je suis fait d'ombre et de marbre.

Comme les pieds noirs de l'arbre,

Je m'enfonce dans la nuit.

J'écoute ; je suis sous terre ;

D'en bas je dis au tonnerre :

Attends ! ne fais pas de bruit.

»-----------------«

Moi qu'on nomme le poëte,

Je suis dans la nuit muette

L'escalier mystérieux ;

Je suis l'escalier Ténèbres ;

Dans mes spirales funèbres

L'ombre ouvre ses vagues yeux.

»-----------------«

Les flambeaux deviendront cierges.

Respectez mes degrés vierges,

Passez, les joyeux du jour !

Mes marches ne sont pas faites

Pour les pieds ailés des fêtes,

Pour les pieds nus de l'amour.

»-----------------«

Devant ma profondeur blême

Tout tremble, les spectres même

Ont des gouttes de sueur.

Je viens de la tombe morte ;

J'aboutis à cette porte

Par où passe une lueur.

»-----------------«

Le banquet rit et flamboie.

Les maîtres sont dans la joie

Sur leur trône ensanglanté ;

Tout les sert, tout les encense ;

Et la femme à leur puissance

Mesure sa nudité.

»-----------------«

Laissez la clef et le pène.

Je suis l'escalier ; la peine

Médite ; l'heure viendra ;

Quelqu'un qu'entourent les ombres

Montera mes marches sombres,

Et quelqu'un les descendra.




L'échafaud 2 de Victor HUGO

15 04 2008

- Oeil pour oeil ! Dent pour dent ! Tête pour tête ! A mort !

Justice ! L'échafaud vaut mieux que le remord.

Talion ! talion !

»-----------------«

- Silence aux cris sauvages !

Non ! assez de malheur, de meurtre et de ravages !

Assez d'égorgements ! assez de deuil ! assez

De fantômes sans tête et d'affreux trépassés !

Assez de visions funèbres dans la brume !

Assez de doigts hideux ; montrant le sang qui fume,

Noirs, et comptant les trous des linceuls dans la nuit !

Pas de suppliciés dont le cri nous poursuit !

Pas de spectres jetant leur ombre sur nos têtes !

Nous sommes ruisselants de toutes les tempêtes ;

Il n'est plus qu'un devoir et qu'une vérité,

C'est, après tant d'angoisse et de calamité,

Homme, d'ouvrir son coeur, oiseau, d'ouvrir son aile

Vers ce ciel que remplit la grande âme éternelle !

Le peuple, que les rois broyaient sous leurs talons,

Est la pierre promise au temple, et nous voulons

Que la pierre bâtisse et non qu'elle lapide !

Pas de sang ! pas de mort ! C'est un reflux stupide

Que la férocité sur la férocité.

Un pilier d'échafaud soutient mal la cité.

Tu veux faire mourir ! Moi je veux faire naître !

Je mure le sépulcre et j'ouvre la fenêtre.

Dieu n'a pas fait le sang, à l'amour réservé,

Pour qu'on le donne à boire aux fentes du pavé.

S'agit-il d'égorger ? Peuples, il s'agit d'être.

Quoi ! tu veux te venger, passant ? de qui ? du maître ?

Si tu ne vaux pas mieux, que viens-tu faire ici ?

»-----------------«

Tout mystère où l'on jette un meurtre est obscurci ;

L'énigme ensanglantée est plus âpre à résoudre ;

L'ombre s'ouvre terrible après le coup de foudre ;

Tuer n'est pas créer, et l'on se tromperait

Si fon croyait que tout finit au couperet ;

C'est là qu'inattendue, impénétrable, immense,

Pleine d'éclairs subits, la question commence ;

C'est du bien et du mal ; mais le mal est plus grand.

Satan rit à travers l'échafaud transparent.

Le bourreau, quel qu'il soit, a le pied dans l'abîme ;

Quoi qu'elle fasse, hélas ! la hache fait un crime ;

Une lugubre nuit fume sur ce tranchant ;

Quand il vient de tuer, comme, en s'en approchant,

On frémit de le voir tout ruisselant, et comme

On sent qu'il a frappé dans l'ombre plus qu'un homme !

Sitôt qu'a disparu le coupable immolé,

Hors du panier tragique où la tête a roulé,

Le principe innocent, divin, inviolable,

Avec son regard d'astre à l'aurore semblable,

Se dresse, spectre auguste, un cercle rouge au cou.

»-----------------«

L'homme est impitoyable, hélas, sans savoir où.

Comment ne voit-il pas qu'il vit dans un problème,

Que l'homme est solidaire avec ses monstres même,

Et qu'il ne peut tuer autre chose qu'Abel !

Lorsqu'une tête tombe, on sent trembler le ciel.

Décapitez Néron, cette hyène insensée,

La vie universelle est dans Néron blessée ;

Faites monter Tibère à l'échafaud demain,

Tibère saignera le sang du genre humain.

Nous sommes tous mêlés à ce que fait la Grève ;

Quand un homme, en public, nous voyant comme un rêve,

Meurt, implorant en vain nos lâches abandons,

Ce meurtre est notre meurtre et nous en répondons ;

C'est avec un morceau de notre insouciance,

C'est avec un haillon de notre conscience,

Avec notre âme à tous, que l'exécuteur las

Essuie en s'en allant son hideux coutelas.




L'échafaud - 01 de Victor Hogo

15 04 2008

C'était fini. Splendide, étincelant, superbe,

Luisant sur la cité comme la faulx sur l'herbe,

Large acier dont le jour faisait une clarté,

Ayant je ne sais quoi dans sa tranquillité

De l'éblouissement du triangle mystique,

Pareil à la lueur au fond d'un temple antique,

Le fatal couperet relevé triomphait.

Il n'avait rien gardé de ce qu'il avait fait

Qu'une petite tache imperceptible et rouge.

»-----------------«

Le bourreau s'en était retourné dans son bouge ;

Et la peine de mort, remmenant ses valets,

Juges, prêtres, était rentrée en son palais,

Avec son tombereau terrible dont la roue,

Silencieuse, laisse un sillon dans la boue

Qui se remplit de sang sitôt qu'elle a passé.

La foule disait : bien ! car l'homme est insensé,

Et ceux qui suivent tout, et dont c'est la manière,

Suivent même ce char et même cette ornière.

»-----------------«

J'étais là. Je pensais. Le couchant empourprait

Le grave Hôtel de Ville aux luttes toujours prêt,

Entre Hier qu'il médite et Demain dont il rêve.

L'échafaud achevait, resté seul sur la Grève,

Sa journée, en voyant expirer le soleil.

Le crépuscule vint, aux fantômes pareil.

Et j'étais toujours là, je regardais la hache,

La nuit, la ville immense et la petite tache.

»-----------------«

A mesure qu'au fond du firmament obscur

L'obscurité croissait comme un effrayant mur,

L'échafaud, bloc hideux de charpentes funèbres,

S'emplissait de noirceur et devenait ténèbres ;

Les horloges sonnaient, non l'heure, mais le glas ;

Et toujours, sur l'acier, quoique le coutelas

Ne fût plus qu'une forme épouvantable et sombre,

La rougeur de la tache apparaissait dans l'ombre.

»-----------------«

Un astre, le premier qu'on aperçoit le soir,

Pendant que je songeais, montait dans le ciel noir.

»-----------------«

Sa lumière rendait l'échafaud plus difforme.

L'astre se répétait dans le triangle énorme ;

Il y jetait ainsi qu'en un lac son reflet,

Lueur mystérieuse et sacrée ; il semblait

Que sur la hache horrible, aux meurtres coutumière,

L'astre laissait tomber sa larme de lumière.

Son rayon, comme un dard qui heurte et rebondit,

Frappait le fer d'un choc lumineux ; on eût dit

Qu'on voyait rejaillir l'étoile de la hache.

Comme un charbon tombant qui d'un feu se détache ;

Il se répercutait dans ce miroir d'effroi ;

Sur la justice humaine et sur l'humaine loi

De l'éternité calme auguste éclaboussure.

" Est-ce au ciel que ce fer a fait une blessure ?

Pensai-je. Sur qui donc frappe l'homme hagard ?

Quel est donc ton mystère, ô glaive ? " Et mon regard

Errait, ne voyant plus rien qu'à travers un voile,

De la goutte de sang à la goutte d'étoile.




Je suis naïf, toi cruelle de Victor HUGO

15 04 2008

Je suis naïf, toi cruelle,

Et j'ai la simplicité

De brûler au feu mon aile

Et mon âme à ta beauté ;

»-----------------«

Ta lumière m'est rebelle

Et je m'en sens dévorer ;

Mais la chose sombre et belle

Et dont tu devrais pleurer,

»-----------------«

C'est que, toute mutilée,

Voletant dans le tombeau,

La pauvre mouche brûlée

Chante un hymne au noir flambeau.




Depuis quatre mille ans il tombait dans l'abîme Victor HUGO

15 04 2008

Depuis quatre mille ans il tombait dans l'abîme.

»-----------------«

Il n'avait pas encor pu saisir une cime,

Ni lever une fois son front démesuré.

Il s'enfonçait dans l'ombre et la brume, effaré,

Seul, et derrière lui, dans les nuits éternelles,

Tombaient plus lentement les plumes de ses ailes.

Il tombait foudroyé, morne, silencieux,

Triste, la bouche ouverte et les pieds vers les cieux,

L'horreur du gouffre empreinte à sa face livide.

Il cria : Mort ! - les poings tendus vers l'ombre vide.

Ce mot plus tard fut homme et s'appela Caïn.

»-----------------«

Il tombait. Tout à coup un roc heurta sa main ;

Il l'étreignit, ainsi qu'un mort étreint sa tombe

Et s'arrêta. Quelqu'un d'en haut lui cria : - Tombe !

Les soleils s'éteindront autour de toi, maudit !

Et la voix dans l'horreur immense se perdit.

Et pâle, il regarda vers l'éternelle aurore.

Les soleils étaient loin, mais ils brillaient encore.

Satan dressa la tête et dit, levant ses bras :

- Tu mens ! - Ce mot plus tard fut l'âme de judas.

»-----------------«

Pareil aux dieux d'airain debout sur leurs pilastres

Il attendit mille ans, l'oeil fixé sur les astres.

Les soleils étaient loin, mais ils brillaient toujours.

La foudre alors gronda dans les cieux froids et sourds,

Satan rit, et cracha du côté du tonnerre

L'immensité qu'emplit l'ombre visionnaire,

Frissonna. Ce crachat fut plus tard Barabbas.

»-----------------«

Un souffle qui passait le fit tomber plus bas...




Articles 1 à 10 sur 16
Pages: 1 | 2 |