Urgence démocratique: Il nous reste 26 semaines

17 12 2009

VOICI UN MESSAGE QUE J'AI REÇU PAR COURRIEL

                QUE JE PARTAGE AVEC VOUS



[MDN-actions] Urgence démocratique: Il nous reste 26 semaines

MDN = Mouvement Démocratie Nouvelle


Participez au compte à rebours Urgence démocratique en transférant ce courriel à vos députées et députés ainsi qu’à vos médias et transférez-le aux gens et aux organisations de votre entourage en les encourageant à faire de même.


Il ne reste que 26 semaines…

26 semaines pour s’assurer qu’un nouveau mode de scrutin soit utilisé lors des prochaines élections. Si un projet de réforme n’est pas déposé et que l’Assemblée nationale n’accepte pas d’en débattre avant la fin de la session de juin 2010, notre démocratie sera encore malade pendant plusieurs années.

Il y a déjà 26 ans, une commission a fait le tour du Québec, entendu des centaines de personnes et conclu dans un rapport qu’un mode de scrutin à finalité proportionnelle devait être adopté au Québec. Depuis 1983, 2 autres exercices similaires ont eu lieu, en 2002, et en 2005.

Pourtant, le gouvernement et l’opposition officielle ont affirmé en novembre dernier que nous n’étions pas prêts pour une réforme, que nous n’avions pas assez réfléchi, que nous ne possédions pas suffisamment de documentation sur le sujet. En tout, dans les 26 dernières années, près de 800 mémoires ont été déposés sur la réforme du mode de scrutin, analysant notre mode actuel et différentes propositions de modes alternatifs. À ceci s’ajoute des milliers d’interventions aux commissions ou en ligne, des dizaines d’ouvrages spécialisés et de rapports officiels, deux avant-projet de loi, sans compter les dizaines de milliers de signatures de pétitions.

Il y a une urgence démocratique au Québec et le compte à rebours vers un nouveau mode de scrutin est commencé. Le temps n’est plus à la réflexion mais à l’action. Si le délai de juin 2010 n’est pas respecté, nous conclurons que les parlementaires ne respectent pas leurs promesses ni ne respectent la population québécoise.


Pour un portrait plus détaillé des consultations réalisées ces dernières années et pour tout savoir sur la campagne.

Participez au compte à rebours en transférant ce courriel à vos députées et députés ainsi qu’à vos médias et transférez-le aux gens et aux organisations de votre entourage en les encourageant à faire de même. La campagne Urgence démocratique se compose d’une dizaine de messages qui seront envoyés par courriel, à des moments clés, marquant l'urgence et le compte à rebours.
En plus de participer aux transferts des messages, il est possible de donner son appui individuellement, ou de l’appuyer comme organisation ou comme personnalité publique.

Le Mouvement pour une démocratie nouvelle vous remercie pour votre participation à Urgence démocratique.

Pour information: Geneviève Dorais-Beauregard, info@democratie-nouvelle.qc.ca

***Agissez pour le respect du droit à la représentation et du droit de contribuer à la démocratie URGENCE DÉMOCRATIQUE http://www.democratie-nouvelle.qc.ca/actions ***Le MDN est un mouvement citoyen non partisan qui s'emploie à ce que le Québec dispose d'un mode de scrutin respectueux de la volonté populaire, permettant une représentation égale entre les femmes et les hommes, incarnant la diversité ethnoculturelle québécoise ainsi que le pluralisme politique, et attribuant une juste place aux régions. Son rôle est d'aider la population à évaluer les propositions à la lumière de ces résultats. Devenez membre du MDN (individus et organismes) et soutenez ses actions. ***Adresse postale : CP 49059, CSP PL. Versailles (7275 Sherbrooke est local 32), Montréal QC, H1N 3T6. info@democratie-nouvelle.qc.ca // www.democratie-nouvelle.qc.ca


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Prix fossile au CANADA

09 12 2009




Copenhague
Prix fossile au CANADA

mardi 8 décembre 2009, par Pascale Rioux-Oliver

Pour conclure la première journée à Copenhague, le Canada s’est vu décerner le prix fossile du jour de la conférence des Nations Unies sur le climat. C’est le RAC (Rassemblement Action Climat), une coalition de plus de 400 organisations non gouvernementales, qui a fait cet honneur au Canada.

Le RAC dit avoir choisi le Canada parce qu’il est "reconnu et craint pour son inébranlable engagement à ne rien faire et à maintenir son attitude de blocage" !

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Harper à Copenhague Une bourrique qui rue dans le bacul

06 12 2009



Harper à Copenhague
Une bourrique qui rue dans le bacul

mardi 1er décembre 2009,
par Patrice Lemieux Breton
   

Un des plus aveugles représentants du lobby pétrolier mondial se rendra à Copenhague pour y représenter la population canadienne à la Conférence des Nations unies sur le réchauffement climatique. Stephen Harper a décidé d’y suivre Barack Obama, mais comment s’en réjouir ?

Harper reconnaît la menace des changements climatiques du bout des lèvres et, pour lui, il y a longtemps que le « complot socialiste » que représente le protocole de Kyoto est mort et enterré. Pas surprenant qu’il prévoie déjà l’échec de l’après-Kyoto ou, du moins, de la rencontre de Copenhague. En tout cas, il fera tout pour faire capoter les négociations internationales.

Des cibles insuffisantes

Au-delà des risques pour l’économie, Harper justifie son inaction par le manque d’engagements contraignants des États-Unis et de nouvelles puissances industrielles comme la Chine ou l’Inde. Or, comme dans presque tous les dossiers, il prône l’alignement sur les États-Unis. Obama se rend à Copenhague ? Gros problème pour Harper, qui misait sur l’immobilisme de son voisin, mais il est forcé d’emboîter le pas.

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Antiproductivisme et anticapitalisme : de nouvelles convergences

28 11 2009




Antiproductivisme et anticapitalisme : de nouvelles convergences

 vendredi 27 novembre 2009
               

Une intervention en tant que membre du NPA lors du Contre-Grenelle 2 « Non au capitalisme vert », organisé par le journal La Décroissance le samedi 2 mai 2009 à Lyon…

Table des matières La retranscription manuscrite Une double révolution culturelle Pistes L’intervention (au format mp3) La retranscription manuscrite Je m’appelle Philippe Corcuff : je suis membre du Nouveau Parti Anticapitaliste et sociologue. Je suis content de participer à cette journée qui me semble être une amorce prometteuse de convergences des anticapitalistes et des antiproductivistes sur le thème de la critique du « capitalisme vert ».

Je remercie tout particulièrement l’équipe du journal La Décroissance de cette initiative. Parce que souvent les objecteurs de croissance sont caricaturés et diabolisés de manière fort injuste, y compris dans les gauches radicales. Or cette initiative est une réponse en acte beaucoup plus percutante à l’imbécillité et aux stéréotypes de certains qu’un énervement et qu’une agressivité en général fort peu utiles face aux imbéciles.

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Nucléaire Canadien et projet de loi C-20

25 11 2009



Communiqué du Mouvement Vert Mauricie
Nucléaire Canadien et projet de loi C-20 : Un projet de loi pour protéger les exploitants de centrales nucléaires au détriment des canadiens.

lundi 23 novembre 2009
   

Selon le Mouvement Vert Mauricie (MVM) il est évident que la proposition de limiter, en cas d’accident, la responsabilité financière des exploitants d’installations nucléaires canadiens à $650 millions de dollars est tout à fait inappropriée et nécessite des amendements.

Pour le MVM, aucune compensation monétaire aussi élevée soit-elle ne pourrait compenser les impacts sur les humains et les écosystèmes résultant d’un accident impliquant l’émission de substances radioactives dans l’environnement.

Tel que proposé, le projet de loi C-20 vise à protéger les exploitants des centrales nucléaires et non les citoyens qui en seront victimes.

Si on considère le fait que, selon l’industrie, 2 milliards de dollars doivent être investis pour la reconstruction d’un seul réacteur CANDU, il est évident que le montant de $ 650 millions de garantie ne suffirait même pas à couvrir les frais encourus par un tel accident sur le seul site de Gentilly 2 .

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Urgence climatique, justice sociale

19 11 2009




Appel unitaire
Urgence climatique, justice sociale

Copenhague, décembre 2009

 novembre 2009
   

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

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Pourquoi le changement climatique n'est pas une question environnementale !!

10 11 2009



Pourquoi le changement climatique n'est pas une question environnementale !!

6 novembre 2009

Le COP15 (Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques) réunira prochainement « dirigeants » mondiaux, multinationales et grosses ONG pour dessiner l’après-Kyoto et tenter d’empêcher une crise climatique catastrophique. L’objectif de ce texte n’est pas de monter à bord du train fonçant des élites et de dépeindre une apocalypse imminente, encourageant les politiques basées sur la peur. Il est, en reliant les différents points que sont les différentes luttes, de faire apparaître l’image dans sa globalité. De montrer les enjeux réels des négociations sur le changement climatique, et de dénoncer ce dernier, non comme une question purement « environnementale », mais comme le symptôme qu’il est de la faillite d’un système qui nous détruit et ravage notre planète. Les « solutions » de ce système, dont on sait déjà qu’elles seront les seules abordées à Copenhague, sont basées sur le marché, afin de satisfaire les puissants lobbies des multinationales. Marché du carbone, agrocarburants, énergie nucléaire, mécanismes de « compensation »... Ces fausses solutions n’envisagent pas un instant de réduire les émissions de gaz à effet de serre directement à la source, dans nos pays industrialisés, et sont par conséquent très loin de permettre les réductions d’émissions réellement nécessaires. Elles se révèlent par ailleurs parfois extrêmement dangereuses dans leurs applications, en accroissant dramatiquement les inégalités Nord/Sud, les problèmes environnementaux et l’injustice sociale au sein des pays en voie de développement. Ces pays, ces paysan-ne-s, ont pourtant des solutions. La justice climatique, ces alternatives et solutions réelles qui viennent de la base, sont les enjeux de la lutte globale à laquelle appellent des réseaux comme CJA et CJN (« Climate Justice Network », Réseau pour la Justice Climatique, qui regroupe de nombreux groupes des pays du Sud).

Le capitalisme, ou à qui profite le crime climatique ?

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France : Urgence climatique, justice sociale - Copenhague décembre 2009 (appel unitaire)

12 10 2009



France : Urgence climatique, justice sociale - Copenhague décembre 2009 (appel unitaire)

  octobre 2009
               

Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces.

D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu’il s’agit d’une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

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10% de l’océan Arctique sera corrosif pour la vie marine avant dix ans

11 10 2009

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10% de l’océan Arctique sera corrosif pour la vie marine avant dix ans

9 octobre 2009

On savait que l’acidification des océans due à l’absorption du CO2 est plus forte dans les eaux froides des pôles. Mais de nouvelles études scientifiques montrent qu’en Arctique elle est bien plus importante que prévue et mettra rapidement en danger les mollusques qui vivent dans ces mers. Si la tendance actuelle se poursuit, 10% des eaux de l’Arctique seront corrosives en 2018, et 50% en 2050. « Sur toute la planète, il y aura un triplement de l’acidité moyenne des océans, ce qui est sans précédent au cours des 20 derniers millions d’années. Ce niveau d’acidification provoquera d’immenses dommages à l’écosystème et la chaîne alimentaire, en particulier dans l’Arctique », avertit Jean-Pierre Gattuso, du CNRS. En contrepoint à cet article, nous proposons quelques images du vrai, du seul jardin d’Eden : cette terre magnifique, aux mille beautés encore inconnues que la patiente évolution a fait éclore et que notre hubris dévaste à jamais. Nous nous sommes crus « Maitres et possesseurs du monde ». Nous n’en sommes en réalité que les bourreaux implacables et inconscients, incapables de comprendre et respecter le miracle de la vie, ce gigantesque et multiforme réseau d’interactions et d’équilibres dynamiques d’innombrables êtres dont nous ne connaissons qu’une infime partie. En massacrant allégrement des pans entiers du vivant, c’est la vie elle-même dans sa totalité que nous mettons à l’agonie, nous les furieux barbares, toujours aussi incultes finalement, mais que l’évolution, puis nos sciences et le déchainement de notre technique, pilotée désormais par la seule avidité sans borne, ont promu au rang de nuisibles suprêmes. L’humanité était pourtant porteuse d’autres promesses. Combien de temps reste-t-il pour nous en souvenir, et les ressaisir ?



Par Robin McKie, The Observer, 7 octobre 2009

Les émissions de gaz carbonique acidifient les eaux de l’océan Arctique à un rythme sans précédent. Une étude scientifique menée dans l’archipel de Svalbard a montré que dans de nombreuses régions proches du pôle nord, l’eau de mer pourrait devenir corrosive dans les 10 ans. Elle commencerait alors à dissoudre les coquilles des moules et des coquillages, causant d’importantes perturbations de la chaîne alimentaire. À la fin du siècle, l’ensemble de l’océan Arctique sera devenu corrosif en raison de l’acidification.

« C’est extrêmement préoccupant », a averti le professeur Jean-Pierre Gattuso, du Centre National de la Recherche Scientifique, lors d’une conférence océanographique internationale qui se tenait la semaine dernière. « Nous savions que les mers devenaient plus acides, ce qui perturberait la capacité des coquillages - comme les moules - à développer leurs coquilles. Mais nous nous rendons compte désormais que la situation est bien pire. L’eau va devenir si acide que cela aura pour effet de dissoudre les coquilles des mollusques vivants ».

Les coquilles qui protègent les mollusques et autres créatures seront dissoutes par cette acidité, comme l’est le calcaire d’une cafetière par un détartrant. « Cela va affecter toute la chaîne alimentaire, y compris le saumon de l’Atlantique Nord, qui se nourrit de mollusques, » a déclaré M. Gattuso, lors de la conférence « Océans de Demain », organisée par la Commission européenne à Barcelone la semaine dernière. L’océanographe a déclaré aux délégués que le problème de l’acidification des océans était pire dans les hautes latitudes - dans l’Arctique et autour de l’Antarctique - que dans les zones plus proches de l’équateur.

« Une plus grande quantité de dioxyde de carbone peut se dissoudre dans l’eau froide que dans l’eau chaude », a-t-il précisé. « D’où un problème d’acidification pire dans l’Arctique que dans les tropiques. Mais nous n’avons étudié ce problème sur place en détail que récemment. »


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Environ un quart des émissions de dioxyde de carbone relâchées dans l’atmosphère par les usines, les centrales électriques et les véhicules finissent aujourd’hui par être absorbées par les océans. Cela représente plus de six millions de tonnes de carbone par jour.

Ce dioxyde de carbone se dissout et se transforme en acide carbonique, augmentant l’acidité des océans. « Nous savions que l’Arctique serait particulièrement touché, lorsque nous avons commencé notre étude, mais je n’avais pas anticipé l’étendue de ce problème », constate M. Gattuso.

Ses recherches indiquent que 10% de l’océan Arctique sera acidifié à un niveau corrosif en 2018, 50% en 2050, et 100% de ses eaux d’ici 2100. « Sur toute la planète, il y aura un triplement de l’acidité moyenne des océans, ce qui est sans précédent au cours des 20 derniers millions d’années. Ce niveau d’acidification provoquera d’immenses dommages à l’écosystème et la chaîne alimentaire, en particulier dans l’Arctique », a-t-il ajouté.



Helicina Limacina, un petit mollusque qui vit dans les eaux arctiques, sera particulièrement vulnérable, indique-t-il. Ces petits coquillages sont mangés par les baleines à fanons, le saumon, le hareng et plusieurs oiseaux de mer. Sa disparition aurait donc un impact majeur sur toute la chaîne alimentaire marine. Le corail Lophelia pertusa, qui vit dans les profondeurs, serait également extrêmement vulnérable à l’augmentation de l’acidité. Les récifs dans ces hautes latitudes sont construits par seulement une ou deux espèces de corail - à la différence des récifs coralliens tropicaux qui sont composés d’une grande variété d’espèces. La perte de Lophelia pertusa serait donc dévastatrice pour les récifs situés au large de la Norvège et des côtes de l’Écosse, provoquant la disparition de l’habitat de dizaines d’espèces de poissons et autres créatures.

« Les scientifiques ont proposé toutes sortes de solutions de géo-ingénierie au réchauffement climatique », rappelle M. Gattuso. « Par exemple, on a suggéré de pulvériser dans la haute atmosphère des particules d’aérosols qui permettraient de réduire le rayonnement solaire atteignant la Terre, afin de diminuer le réchauffement causé par la hausse des niveaux de dioxyde de carbone. »

« Mais ces propositions ratent la cible. En continuant à autoriser l’augmentation des émissions de CO2, les mers deviendront de plus en plus acides. Il n’y a qu’un seul moyen de stopper la dévastation auxquels sont confrontés les océans aujourd’hui, qui est de limiter les émissions de dioxyde de carbone en urgence. »



D’autres orateurs à la conférence partagent le même avis. Daniel Conley, de l’Université de Lund, en Suède, a déclaré que l’augmentation des niveaux d’acidité, l’élévation du niveau de la mer et les changements de température menacent désormais de provoquer une perte irréversible de la biodiversité des océans. Christoph Heinze, de l’Université de Bergen en Norvège, a déclaré que ses recherches menées dans le cadre du projet européen CarboOcean avaient montré que le carbone présent dans l’atmosphère était transporté dans les eaux profondes des océans beaucoup plus rapidement que prévu et avait déjà un effet corrosif sur les formes de vie de ce milieu.

La vulnérabilité des océans aux changements climatiques et l’élévation des niveaux de CO2 a également été un facteur clé dans le lancement du projet européen Tara Océan à Barcelone. Le voilier Tara partira en expédition autour du monde pendant trois ans, avec pour point culminant un voyage à travers les glaces du Passage du Nord-Ouest au Canada. Il effectuera en permanence des prélèvements d’eau de mer pour en étudier les formes de vie.



Un litre d’eau de mer contient entre 1 milliard et 10 milliards d’organismes unicellulaires appelés procaryotes, entre 10 milliards et 100 milliards de virus et un grand nombre d’organismes microscopiques plus complexes, les zooplanctons, précise Chris Bowler, un biologiste marin embarqué sur Tara.

« Les gens pensent qu’ils nagent simplement dans de l’eau lorsqu’ils se baignent dans la mer », dit-il. « En fait, ils se baignent dans une soupe de plancton. »

Cette soupe planctonique est d’une importance cruciale pour la planète, ajoute-t-il. « Le plancton absorbe autant de dioxyde de carbone que les forêts tropicales. Sa santé est donc d’une importance cruciale pour nous tous. »

Toutefois, seulement 1% des formes de vie présentes dans les mers ont été correctement identifiées et étudiées, note M. Bowler. « L’objectif du projet Tara est de remédier en partie à cette ignorance et d’identifier beaucoup plus de ces organismes tant que nous en avons encore la possibilité. L’acidification des océans, la hausse du niveau des mers et le réchauffement climatique ne seront pas des préoccupations secondaires. Ce seront des objectifs majeurs pour le travail que nous effectuerons durant notre expédition. »

Sur le web :

European Project on OCean Acidification (Epoca)

Epoca - Acidification des oceans : impact sur des organismes cles de la faune oceanique

Outre le réchauffement climatique, les émissions de gaz carbonique sont à l’origine d’un autre phénomène moins connu mais tout aussi sérieux et inquiétant : l’acidification des océans. Des chercheurs du Laboratoire d’océanographie de Villefranche (LOV) (CNRS / UPMC) viennent de montrer que des organismes marins clés tels que les coraux profonds et les ptéropodes (escargots planctoniques) seront profondément affectés par ce phénomène dans les années à venir.

Epoca - campagne 2009

Epoca : Why study the Polar regions ?

 Figures a and b show the aragonite saturation state of surface waters when atmospheric CO2 reaches 567 ppmv (i.e. twice the pre-industrial value). Figures c and d shows the same combined with the effects of climate change, which intensify the phenomenon, especially in the Arctic where undersaturation will occur 10 to 30 years sooner than in the Antarctic. Ice melting in the Arctic will make wide areas of ocean available to take up atmospheric CO2. There will also be huge amounts of freshwater released which further increase acidification.For millions of years until the present day all surface and near subsurface waters were supersaturated with respect to aragonite. In 2008, we can already observe that near-subsurface waters in the Canada Basin have become undersaturated due to human CO2 emissions. The phenomenon continues at a rapid rate. Recent projections indicate that if CO2 emissions continue to rise as today, 10% of arctic surface waters will be undersaturated already by 2018, 50% by 2050 and 100% by the end of the century.





Publication originale Guardian/Observer, traduction Contre Info

Illustrations : planctons de l’océan arctique


Information prise ici


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L'AEI appelle à limiter les émissions de CO2 avant 2020

07 10 2009



L'AEI appelle à limiter les émissions de CO2 avant 2020

LEMONDE.FR avec AFP | 06.10.09 | 12h53     

Les émissions de gaz à effet de serre doivent atteindre leur maximum avant 2020 dans les grands pays en développement pour éviter que le réchauffement climatique n'échappe à tout contrôle. Dans son rapport 2009, présenté mardi 6 octobre à Bangkok, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) tire le signal d'alarme. L'agence juge, en outre, que la consommation maximum d'énergies fossiles doit être atteinte avant 2020 pour maintenir le réchauffement climatique sous le seuil de 2 °C. Chaque année de retard dans la mise en place d'une politique énergétique permettant de contenir le réchauffement de la planète nécessitera 500 milliards de dollars d'investissements supplémentaires, a averti mardi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Les émissions mondiales de CO2, une des principales causes du réchauffement climatique, pourraient chuter de 3 % en 2009 en raison de la crise économique, ajoute l'AIE. Cette baisse serait la plus forte jamais enregistrée depuis quarante ans, précise l'économiste en chef de l'AIE, Fatih Birol, rappelant que l'évolution des émissions mondiales était jusqu'ici de + 3 % par an en moyenne.

Selon lui, cette inversion de tendance représente une "fenêtre de tir unique" pour se mettre sur une trajectoire qui permettrait de limiter le réchauffement de la planète à deux degrés, sous réserve de mise en place très rapide des politiques adéquates.
"Cela nous offre l'occasion de réaliser de véritables progrès sur la voie d'un avenir énergétique propre, à condition que les décisions appropriées soient mises en œuvre rapidement", souligne Nobuo Tanaka, directeur général de l'AIE, dans un communiqué.

Ce rapport, extrait des prévisions annuelles de l'énergie mondiale à paraître, souligne qu'il faudra consacrer 10 000 milliards de dollars supplémentaires à des investissements dans le domaine de l'énergie entre 2010 et 2030 pour contrôler les rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Cette somme représente entre 0,5 et 1 % du PIB mondial mais, souligne l'AIE, elle pourrait être intégralement financée ou presque par des économies sur les carburants rendues possibles par l'amélioration des performances énergétiques.


Information Prise ici


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