Connaissez-vous le projet SOLAR IMPULSE

03 07 2009




Connaissez-vous le projet Solar Impulse ?

Dans un monde dépendant des énergies fossiles, le projet Solar Impulse est un paradoxe, presqu'une provocation: il vise à faire décoller et voler de façon autonome, de jour comme de nuit, un avion propulsé exclusivement à l'énergie solaire, jusqu'à effectuer un tour du monde sans carburant ni pollution. Un but inaccessible, sans repousser dans tous les domaines les limites des technologies actuelles...



La chose a toujours été considérée comme impossible, et c'est pourtant le but que Solar Impulse s'est fixé: concevoir un avion capable de décoller de manière autonome et de se maintenir en vol pendant plusieurs jours sans aucun carburant, en ne se propulsant qu'avec l'énergie captée par des cellules solaires montées sur les ailes.

Comme difficulté supplémentaire, l'énergie captée pendant la journée servira non seulement à propulser l'avion, mais également à recharger des batteries pour assurer le vol de nuit. Le pilote aura donc la nécessité absolue de se retrouver chaque soir avec des batteries pleines et d'économiser au maximum l'énergie à disposition pour tenir l'air jusqu'au lever de soleil suivant.

Le plus grand défi, avant le tour du monde, sera donc le premier vol de nuit.

Pour des panneaux solaires, le jour commence tard et se finit tôt: on ne pourra compter que sur huit heures environ de lumière «utile» par jour! En effet, plus le soleil est bas sur l'horizon, moins ses rayons sont efficients.

Un véritable compte à rebours commencera donc chaque soir, et le suspens sera à son comble jusqu'à la fin de la nuit! On connaîtra avec précision l'heure à laquelle le soleil pourra à nouveau «nourrir» les cellules de l'avion... en espérant atteindre ce moment avant que les batteries ne soient déchargées.

«...Dans votre projet de tour du monde en avion à propulsion solaire, il y a du génie autant que de la naïveté, de la poésie comme de la raison, de l'audace et de la mesure...»

Nicolas Hulot


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Nigeria: la pollution causée par l'exploitation pétrolière a des effets désastreux

02 07 2009


Raffinerie de pétrole au Nigeria.
Photo: AP

Nigeria: la pollution causée par l'exploitation pétrolière a des effets désastreux

Agence France-Presse
Publié le 30 juin 2009 à 07h48
Abuja

       La pollution causée par un demi-siècle d'exploitation du pétrole dans le sud du Nigeria est l'un des exemples les plus dérangeants de la «malédiction» que peuvent constituer des ressources naturelles, a annoncé mardi Amnesty International dans un rapport accablant.

Selon Amnesty International (AI), qui présentait son rapport en public à Abuja, la pollution du delta du Niger (la région pétrolifère) a privé des dizaines de millions de personnes de leur droit le plus élémentaire à la nourriture, l'eau et la santé.

Dans son épais rapport, AI décrit la situation dans le Delta, où vivent environ 31 millions de personnes, comme «une tragédie en matière de droits de l'homme», tragédie qui a alimenté les rancoeurs et la violence.

«Les gens qui vivent dans cette région doivent boire de l'eau polluée, faire la cuisine et laver leur linge avec cette eau. Ils mangent des poissons, quand ils ont la chance d'en attraper, contaminés par le pétrole et d'autres toxines».

Les terres agricoles du Delta, une région grande comme l'Ecosse et l'un des plus grands systèmes marécageux de la planète, sont détruites par les marées noires «et après ces marées noires, l'air qu'on respire empeste le pétrole et le gaz», poursuit Amnesty.

«Les habitants se plaignent de problèmes respiratoires, de lésions cutanées, mais leurs plaintes ne sont pas prises au sérieux», ajoute l'organisation qui condamne le gouvernment nigérian et les multinationales.

«La pauvreté de ces gens, en contraste avec la richesse générée par le pétrole, est devenue l'un des exemples les plus absolus et dérangeants de ce qu'une ressource naturelle peut se transformer en fléau».

«La destruction des moyens de subsistance, le manque de responsabilité tant du gouvernement nigérian que des multinationales pétrolières, et l'échec du gouvernement à investir pour développer cette région, tout cela nourrit la frustration qui débouche de plus en plus sur une situation de conflit, un conflit souvent violent», poursuit l'Ong.

L'un des groupes armés les plus actifs dans la région depuis deux ans et demi, le Mouvement d'émancipation du delta du Niger (Mend) affirme se battre pour les droits de la cause ijaw, une ethnie de 14 millions de personnes.

Le groupe qui a à son actif, des dizaines de sabotages, d'attaques et d'enlèvements, dit aussi combattre pour obtenir une répartition plus juste de la manne pétrolière.

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Vers une extinction des espèces

29 06 2009


Photo: Photothèque La Presse

Vers une extinction des espèces


Paul-André Gilbert
Publié le 26 juin 2009 à 12h36
Agence Science Presse

      À en croire de plus en plus de scientifiques, nous sommes en train d'assister à une extinction massive causée par l'homme. La pollution, la déforestation, la surchasse, la surpêche et maintenant les changements climatiques, sont montrés du doigt pour le rythme actuel d'extinction des espèces, qui est de 100 à 1000 fois plus élevé que la normale. Mais une cause supplémentaire pourrait avoir été sous-estimée : les espèces invasives.

Depuis le 17e siècle, les espèces invasives seraient responsables de l'extinction de 40 % des espèces connues, selon Anthony Ricciardi, professeur de biologie à l'Université McGill. Certaines études font même grimper cette proportion à près de 50 %. On peut qualifier d'espèce invasive, une espèce dont l'introduction à l'extérieur de son habitat naturel menace la diversité biologique. Il est important de souligner que « seule une petite proportion des espèces transportées dans un nouvel environnement deviendront invasives, explique Anthony Ricciardi. Toutefois, l'impact qu'elles peuvent causer est souvent dévastateur ».

Ricciardi participait le 4 juin à un débat sur la biodiversité à l'Université McGill, en compagnie de Peter Bridgewater du Joint Nature Conservation Committee au Royaume-Uni et de Jaime Webbe, du secrétariat de la Convention internationale sur la diversité biologique. Ils y ont discuté de la perte de diversité, des stratégies de conservation et de ses conséquences économiques. Selon le professeur de McGill, les espèces se déplacent plus rapidement et plus loin à un rythme qui est sans précédent.

Les espèces invasives sont transportées d'un écosystème à un autre par les humains. Les ballasts des navires, qui peuvent être remplis et vidés dans des écosystèmes complètement différents, sont un exemple. Les espèces peuvent en outre être implantées intentionnellement comme ce fut le cas pour la perche du Nil. Au moins 200 espèces sont disparues du lac Victoria en Afrique depuis son implantation dans les années 1950.

Certes, des espèces ont été introduites de bonne foi dans l'espoir de contrôler les écosystèmes débalancés par l'arrivée d'espèces invasives, mais les résultats, là aussi, ont souvent été désastreux. Le professeur Ricciardi est tout particulièrement contre cette forme de contrôle, car selon lui, il n'est pas possible de connaître toutes les interactions d'un écosystème.

Les scientifiques devraient s'en tenir à laisser la nature faire son oeuvre elle-même, car l'implantation espèces invasives, introduites intentionnellement ou non, risque de devenir un problème de plus en plus criant avec la mondialisation qui s'accélère.

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Le QG des écolos du monde à Montréal

23 06 2009

 


Steven Guilbeault
Photo: Martin Chamberland, Archives La Presse

Le QG des écolos du monde à Montréal


François Cardinal
Publié le 23 juin 2009 à 08h35
La Presse

Souhaitant mieux coordonner leurs efforts dans la lutte contre les changements climatiques, les groupes environnementaux de la planète ont décidé de se regrouper et de faire de Montréal l'épicentre de cette nouvelle alliance internationale.

Le gouvernement Charest, Équiterre et Montréal international ont annoncé hier la création du tout nouveau secrétariat de la Campagne internationale action climat (CIAC), dont le quartier général s'établira dans la métropole.

Ce bureau, où ne travailleront que quatre employés, aura pour mandat de coordonner certaines des plus importantes activités militantes à venir aux quatre coins de la planète dans la prochaine année: Bangkok et Barcelone (rencontres préliminaires sur le climat), Pittsburgh (G20), New York (Assemblée générale des Nations unies), etc.

L'objectif est d'accroître la pression sur une douzaine de pays connus pour leur timide engagement en faveur d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin qu'ils s'engagent à ratifier un accord international ambitieux, lors de la Conférence de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre prochain.

Nommément, le Brésil, l'Inde, l'Arabie Saoudite, la Pologne, le Japon et le Canada se retrouvent dans cette liste.

"L'objectif est que ces pays s'entendent sur un accord international, à Copenhague, a précisé la ministre québécoise de l'Environnement, Line Beauchamp. Pour cela, nous devons rejoindre certains États clés, certains États stratégiques, afin de les convaincre de l'importance d'une telle entente."

Idée d'Équiterre

L'idée de créer la Campagne internationale action climat a été lancée par Équiterre en 2006. Le Québec a ensuite accepté de verser 300 000$, l'année suivante, afin qu'elle se concrétise. Après quoi la Principauté de Monaco, le gouvernement britannique et certaines grandes fondations internationales ont accepté de se joindre à l'effort, qui se chiffre aujourd'hui à environ 10 millions de dollars.

Le gouvernement fédéral, pour sa part, n'a rien versé, ce qui lui a d'ailleurs attiré certaines critiques, lors du point de presse des différents partenaires.

La création du secrétariat du CIAC s'inscrit dans une vaste campagne appelée "tcktcktck" (à prononcer tic, tic, tic, comme une horloge), qui doit prendre de l'ampleur au fur et à mesure que la conférence de l'ONU sur les changements climatiques approchera.

Une vingtaine de groupes font partie de cette coalition, dont Oxfam, Greenpeace, le Conseil mondial des églises, Global Humanitarian Forum, Union of Concerned Scientists et le Pew Environment Group.

Il existait déjà des regroupements, comme Kyoto plus, Power Up et le Réseau action climat, mais les groupes environnementaux estimaient nécessaire de mettre sur pied une coalition dont l'unique mandat est d'encadrer le travail sur le terrain: manifestations, mobilisation, etc.

"Le constat est qu'il manquait quelque chose, à l'international, pour s'assurer qu'il y ait un accord en décembre, qu'il soit ratifié et mise en oeuvre rapidement", a précisé Steven Guilbeault, d'Équiterre.

Les bureaux du secrétariat seront situés au centre-ville et déménageront éventuellement dans la future Maison du développement durable, qui sera construite rue Sainte-Catherine, à côté du Théâtre du Nouveau-Monde.


Par ailleurs, Greenpeace a frappé un grand coup, hier en Europe, en publiant à la fois une fausse édition de l'International Herald Tribune (50 000 exemplaires, principalement à Bruxelles) ainsi qu'un faux site web iht.greenpeace.org, en tout point pareil à celui du journal (on y retrouve même de fausses publicités, à s'y méprendre).

En manchette de cette édition datée du 19 décembre 2009, on aperçoit les chefs d'État de France, Nicolas Sarkozy, et d'Allemagne, Angela Merkel, tout sourire à la suite d'un accord ambitieux survenu à Copenhague...

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Parole d'Henri Bourassa

18 06 2009

« L’histoire de la Confédération canadienne, c’est la série lamentable de nos déchéances et de nos défaites par la fausse conciliation. »

Henri Bourassa

(1868-1952)


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Je déteste les fades, les tièdes , les effacés

10 06 2009

Je déteste les fades, les tièdes , les effacés. Ceux qui ne savent se décider.

Ceux qui ne savent avoir un opinion.

Ceux qui manquent de courage pour dire ce qu'ils pensent.

Ceux qui se cachent derrière le masque de ce petit sourire hypocrite .

Ces lâches qui n'ont pas le courage de leurs idéaux, préférant se contenter de répéter comme des perroquets ce que ceux autour d'eux répètent comme des perroquets ce que d'autres disent répétant comme des perroquets ce qu'ils croient comme vrai ayant été dit par d'autres perroquets .

Ceux qui disent blanc lorsque tous disent blanc même si dans leur intérieur ils pensent noir.

Ceux qui disent noir lorsque tous disent noir même si dans leur intérieur ils pensent blanc.

Je détestes ces effacés qui se disent être de droite par ce que ca fait plus « IN » dans le discours du moment alors que leur pensée est à gauche.

Comme je répugne ceux qui se disent de gauche, lorsqu'ils sont avec des progressifs, de peur de provoquer un débat qu'ils ne sont pas certains de gagner , alors oui alors que leur petit égaux ne rêve qu'à droite.

Je méprise ces semblants, ceux qui ne vivent que par le verbe Paraître au lieu de vivre par le verbe Être. Ceux qui ne veulent pas être Vrais !

Je déteste les gueules de bois et ce mauvais théâtre.

Dites-moi comment voulez-vous qu'on puisse viser un but idéologique que ce soit comme progrès social, ou qu'il s'agisse d'un projet de souveraineté nationale si l'ensemble des joueurs autant chez le peuple que chez les représentants des principaux partis politiques n'ont pas le courage de dire ce qu'ils pensent vraiment ?


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Le remède contre les licenciements : virer le patron

04 06 2009



Le remède contre les licenciements : virer le patron

mardi 2 juin 2009, par Naomi Klein
   

En 2004 nous avons réalisé un film documentaire intitulé « The Take » (avec A. Lewis) qui traite du mouvement des entreprises autogérées par les travailleurs en Argentine. Dans le sillage de l’effondrement économique dramatique en 2001, des milliers de travailleurs et travailleuses ont pénétré dans leurs usines fermées, les ont remises en marche et ont relancé la production sous forme de coopératives de travailleurs.

Abandonnés par les patrons et les politiciens, ils ont regagné les salaires impayés et les indemnités de licenciement tout en récupérant leurs emplois.

Au cours de notre tournée en Europe et en Amérique du Nord avec ce film, une question revenait chaque fois après une série de questions et de réponses : « C’est très bien, ce qui se passe en Argentine, mais est-ce que cela pourrait se passer ici ? ».

Maintenant l’économie mondiale ressemble de près à celle d’Argentine en 2001 (et en grande partie pour des raisons analogues), et une nouvelle vague d’actions directes se déclenche, cette fois dans les pays riches. Une fois de plus, des coopératives apparaissent comme une alternative pratique, immédiate, à de nouvelles vagues de licenciements. Des travailleurs aux Etats-Unis et en Europe commencent à poser les mêmes questions que leurs homologues latino-américains : Pourquoi devons-nous être licenciés ? Pourquoi ne pourrions-nous pas plutôt virer le patron ? Pourquoi permet-on à la banque d’enfoncer notre entreprise, alors qu’elle reçoit des milliards de dollars de notre argent (par le biais de l’Etat) ?

Demain soir (15 mai 2009), au Cooper Union [La Cooper Union for the Advancement of Science and Art - Union Cooper pour le développement de la science et de l’art, un établissement d’enseignement supérieur], nous allons participer à un groupe nommé « Virez le patron : la solution du contrôle des travailleurs de Buenos Aires à Chicago » qui se penchera sur ce phénomène.

Y participeront également des gens du mouvement en Argentine ainsi que des travailleurs du célèbre combat de « Republic Windows and Doors » (voir sur site l’article publié en date du 11 décembre 2008) à Chicago.

Il est très utile d’entendre directement ceux qui tentent de rebâtir l’économie à partir d’en bas, et qui ont besoin d’un soutien important du public, et pas seulement les décideurs à tous les niveaux du gouvernement. Pour ceux qui ne pourront pas venir à Cooper Union, voici un bref résumé des développements récents dans le domaine du contrôle ouvrier.

Argentine

En Argentine, qui a été la source directe d’inspiration pour beaucoup d’actions actuelles de travailleurs, il y a eu davantage de prises de contrôle dans les derniers 4 mois que dans les 4 années précédentes.

Un exemple. Arrufat est une fabrique de chocolat vieille de 50 ans. L’année dernière elle a soudain été fermée. Trente employé·e·s ont occupé l’établissement et, malgré l’énorme dette laissée par les précédents propriétaires pour des équipements, ils ont produit des chocolats à la lumière du jour, en utilisant des générateurs.

Avec un emprunt de moins de 5000 dollars accordé par The Working World, une fondation/ONG de capitaux lancée par un fan de The Take, ils ont réussi à produire 17’000 œufs de Pâques pour leur plus gros week-end de l’année. Ils ont fait un bénéfice de 75’000 dollars, et ont pu ramener à la maison 1’000 dollars chacun, le reste étant destiné à la production future.

Royaume Uni

Visteon est un équipementier pour l’automobile et ancienne filiale de Ford, dont il a été détaché en 2000 [le 27 mai 2009 Visteon a demandé la protection contre la faillite avec le chapter 11, qui est un instrument pour restructurer les entreprises et affaiblir les syndicats, sous la surveillance d’un juge – Red.]. Des centaines de travailleurs ont reçu un préavis de 6 minutes les avertissant que leurs places de travail étaient supprimées. Deux cents travailleurs à Belfast ont organisé un sit-in sur le toit de leur usine, et le lendemain deux cents autres ont suivi leur exemple à Enfield.

Au cours des semaines suivantes, Visteon a multiplié son paquet d’indemnités de licenciement par plus de dix par rapport à leur offre initiale, mais la compagnie refuse de verser l’argent dans les comptes en banque des travailleurs jusqu’à ce que ces derniers quittent les ateliers, et les travailleurs refusent de le faire avant d’avoir reçu l’argent.

Irlande

Une usine où des travailleurs produisaient le légendaire Waterford Crystal a été occupée durant 7 semaines lorsque la compagnie mère, Waterford Wedgewood, a été mise en liquidation judiciaire après avoir été reprise par une société de capital-risque.

Maintenant la compagnie états-unienne a versé 10 millions d’euros dans un fond pour les indemnités de licenciement, et des négociations sont en cours pour conserver certains des emplois.

Canada

Alors que les trois grands producteurs d’automobiles s’effondrent, il y a déjà eu depuis le début de cette année quatre occupations par des membres du syndicat Canadian Auto Workers. Dans chaque cas, les usines fermaient et les travailleurs ne recevaient pas les indemnités auxquelles ils avaient droit. Alors ils occupaient les ateliers pour empêcher qu’on enlève les machines, et utilisaient ce levier pour forcer les compagnies à revenir à la table des négociations - c’est exactement la même dynamique que celle des prises de contrôle par les travailleurs en Argentine.

France

En France il y a eu une nouvelle vague de séquestrations de patrons ("Bossnapping") cette année, au cours desquelles des employés en colère ont séquestré leurs patrons dans des entreprises qui risquaient d’être fermées. Les compagnies visées jusqu’à maintenant comprennent Caterpillar, 3M, Sony et Hewlett Packard.

Le patron de 3M a eu droit à un repas de moules et de frites pendant son « épreuve nocturne ».

Ce printemps en France, on a diffusé une comédie intitulée "Louise-Michel". Dans ce film, un groupe de femmes engage un tueur pour assassiner leur patron après que celui-ci a fermé leur usine sans avertissement préalable.

En mars, un syndicaliste français a averti : « Ceux qui sèment la misère récoltent la colère. La violence est le fait de ceux qui suppriment les emplois, et non de ceux qui tentent de les défendre ».

Et cette semaine mille sidérurgistes ont troublé la rencontre annuelle des actionnaires d’Arcelor Mittal, le plus important groupe sidérurgique du monde. Ils ont fait irruption dans le quartier général de la compagnie au Luxembourg, défonçant les portes, cassant les fenêtres et se battant avec les policiers.

Pologne

Egalement cette semaine, au sud de la Pologne, dans l’une des plus importantes usines de production de houille pour les centrales thermiques d’Europe, des milliers de travailleurs ont bouclé l’entrée au quartier général de l’entreprise avec des briques pour protester contre les coupes salariales.

Etats-Unis

Il y a aussi la célèbre histoire de l’usine Republic Windows and Doors. En décembre 2008 à Chicago, pendant six jours qui ont ébranlé l’opinion, 260 travailleurs ont occupé l’établissement. Grâce à une campagne futée contre le plus important créancier de la compagnie, la Bank of America ("you got bailed out, we got sold out"- vous avez été renfloués, nous avons été vendus) et une solidarité internationale massive, ils ont récupéré les indemnités qui leur étaient dues. En outre, l’usine est en train de rouvrir ses portes sous un nouveau propriétaire, elle produira des fenêtres à bon rendement énergétique et tous les travailleurs seront réengagés aux mêmes salaires qu’ils gagnaient auparavant.

Cette semaine, Chicago est en train d’en faire une mode. Hartmax est une entreprise du prêt-à-porter masculin qui existe depuis 122 ans. C’est d’ailleurs de là que venait le complet bleu qu’Obama a porté lors de la soirée des élections, ainsi que le smoking et le pardessus qu’il portait lors de son inauguration.

Cette entreprise est en faillite. Son principal créancier est Wells Fargo (grande banque) qui a reçu 25 milliards de dollars publics de renflouage. Alors qu’il existe deux offres pour acheter l’entreprise et continuer la production, Wells Fargo veut la liquider. Lundi, 650 travailleurs ont voté l’occupation de leur usine à Chicago si la banque décidait d’aller de l’avant avec la liquidation. (Traduction A l’encontre)

* Naomi Klein est, entre autres, l’auteure de livres mondialement connu comme No Logo et La stratégie du Choc.

(28 mai 2009)

Information prise ici


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Pensée de Léo-Paul Lauzon

12 05 2009

"Malgré ce que certains veulent bien nous faire croire, le projet de souveraineté du Québec a été, est, et sera toujours souhaitable et même nécessaire, non seulement pour les Québécois mais aussi pour le reste du Canada.

Léo-Paul Lauzon


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Rumsfeld et la grippe porcine

29 04 2009

Rumsfeld et la grippe porcine

www.mondialisation.ca
mardi 28 avril 2009


Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu (remède de la grippe porcine) fabriqué par Roche qui lui verse 10 %. Selon CNN Money, le secrétaire à la Défense américain, Donald Rumsfeld, détiendrait entre 5 et 25 millions de dollars d’actions Gilead Sciences. L’ancien secrétaire d’Etat de Ronald Reagan, George Shultz, qui est membre du conseil d’administration de Gilead Sciences avec Etienne F. Davignon, président honoraire du groupe de Bilderberg. (Gilles Bonafi)

http://money.cnn.com/2005/10/31/news/newsmakers/fortune_rumsfeld/



Donald Rumsfeld et la grippe porcine, un lien pas si lointain

Grippe, où l’on reparle de Mister Rumsfeld.

La grippe porcine est aux portes de débarquement de nos aéroports. En 2005, ce fut la grippe aviaire qui sema le trouble dans les esprits. Une oie ou un canard sauvage mort au bord d’un étang en Allemagne était l’objet d’un reportage au JT. Est-il horrible de dire que jamais épidémie grippale fit aussi peu de victimes ? L’espagnole qui suivit la guerre de 1914 tua plus de 40 millions de personnes. La grippe aviaire autour de la centaine. Le bruit médiatique a dû la faire reculer…C’est là qu’apparaît notre spécialiste des armes irakiennes de destruction massive.

En 1996, D. Rumsfeld était Chairman et actionnaire de Gilead Sciences. Cette société américaine vendit pour 50 millions de dollars la molécule connue sous le nom de Tamiflu® au groupe Hoffman La Roche. Les royalties, contestées en justice, font le bonheur de Gilead. Il faudrait vraiment avoir l’esprit mal tourné pour croire que M. Cheney lui, occupait le terrain en Irak avec Halliburton et que tout malheur des pauvres fait le bonheur des riches -ce qui n’est pas notre cas-.et que cette épidémie tombait à pic pour les finances de Donald Rumsfeld. Roche ® fabriqua des centaines de millions de boîtes de Tamiflu® à la demande des états soucieux de la santé publique. La France en possède 33 millions nous rassure-t-on. La pandémie de 2005 reposait aussi sur l’incertitude quant à son passage à l’homme. Ce ne fut pas (ce n’est toujours pas) le cas.

Cette fois-ci la transmission passe entre les humains. L’OMS et toutes les vigilances sanitaires ont tendance à alarmer le monde. Les masques remplacent les volatiles dans nos lucarnes. L’effroi est immédiat. Ajouter la vision de lieux déserts, comme si une bombe atomique avait effacé la vie et nous avons enfin de quoi oublier la crise financière. A moins que cet effet s’y ajoute.

Sacha Distel n’est plus là avec sa scarlatine pour que l’on retrouve le sourire, un instant de légèreté dans ces temps éprouvants. Une chanson vaudrait mieux que la quotidienne de Bachelot au point de 15 heures.

Source : Come4news.  http://www.come4news.com/

information prise ici

Page Wikipédia sur Donald Rumsfeld


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Des pacifistes veulent fermer la frontière à Bush

01 03 2009

----- »Voici la photo d'un parfait ordure «-----

Des pacifistes veulent fermer la frontière à Bush

Martin Croteau / Publié le 01 mars 2009 à 05h00 /
La Presse

Un groupe pacifiste qui affirme que George W. Bush s'est rendu coupable de crimes de guerre veut l'empêcher d'entrer au Canada. Les Avocats contre la guerre exigent que le gouvernement canadien ferme ses frontières à l'ex-président américain, qui doit se rendre à Calgary dans quelques semaines.

L'organisme a expédié une lettre en ce sens à Stephen Harper et à plusieurs de ses ministres, la semaine dernière.

Les lois sur l'immigration permettent au Canada de refuser d'accueillir des étrangers qui ont commis des crimes contre l'humanité ou des crimes de guerre. Or, prétendent les Avocats contre la guerre, l'administration Bush a lancé des opérations militaires en Afghanistan et en Irak au cours desquelles les soldats américains ont commis plusieurs abus.

«Il y a une pléthore de preuves concernant la torture sous son administration, affirme la porte-parole du groupe, Gail Davidson. Il y avait une véritable politique de la torture.»

Cliquez ici pour lire la suite


Remarquez s'il réussi pareille à aller à Calgary , si vous y êtes vous aussi et avez de vieilles chaussures à vous débarrasser vous pourrez pratiquer la nouvelle discipline sportive «LE LACER DE CHASSURES SUR LES SALES DESPOTES DROITISTES»

Et dire qu'il y a DES IMBÉCILES DE LA DROITE pour admirer de tels ORDURES !




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