Publié le dimanche 5 avril 2009

Les oeuvres d'art d'un meurtrier ne peuvent plus être vendues

05 04 2009


Roch Thériault
Photo: PC
Les oeuvres d'art d'un meurtrier ne peuvent plus être vendues


Dean Beeby
La Presse Canadienne / Publié le 04 avril 2009 à 17h38
Ottawa

Depuis l'interdiction de la mise en vente d'oeuvres d'arts réalisées en prison par Roch Thériault, un seul tableau du célèbre meurtrier demeure disponible pour les amateurs de cette forme d'art.

Il y a un an, La Presse Canadienne révélait que plusieurs oeuvres de Thériault, y compris des peintures et des poèmes, se sont retrouvées sur le site Internet américain MurderAuction.com. Ce site présente des criminels comme des célébrités et offre aux collectionneurs la possibilité d'acquérir des souvenirs de toute sorte allant de rognures d'ongles à des toiles encadrées.

Depuis, le Service correctionnel du Canada (SCC) a restreint «la diffusion et de la distribution d'oeuvres d'art, de travaux manuels ainsi que de matériel écrit comme des mémoires, des bibliographies et des communications écrites», a révélé un document obtenu par La Presse Canadienne.

Selon le document, les restrictions ont pour but de réduire la notoriété publique du criminel afin d'éviter des conséquences négatives pour les victimes et leurs familles. Elles visent aussi à assurer la sécurité personnelle des prisonniers dans l'institution et faciliter leur éventuelle réintégration.

L'interdiction a eu l'effet escompté: seule la toile «Chutes d'automne», peinte en 2003 par Thériault demeure disponible sur le site américain. Mais l'oeuvre avait déjà quitté le pénitencier de Dorchester, au Nouveau-Brunswick, lorsque l'interdiction avait été ordonnée.

Sur le site Internet, un revendeur canadien anonyme a écrit que Thériault «n'a plus le droit de vendre ou de produire de l'art».


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Le mouvement altermondialiste se doit de tracer les contours d’une alternative anticapitaliste

05 04 2009



Face à la supercherie du G20 du 2 avril à Londres
Le mouvement altermondialiste se doit de tracer les contours d’une alternative anticapitaliste

mardi 31 mars 2009, par Nouveau Parti anticapitaliste


"Pour comprendre l’enjeu de ce nouveau sommet, il est utile de se référer à la déclaration officielle du dernier sommet du G20 qui s’est tenu en novembre 2008, en pleine crise, à Washington : « Nous serons guidés dans nos travaux par la conviction commune que les principes du marché, des économies ouvertes et des marchés financiers correctement réglementés favorisent le dynamisme, l’innovation et l’esprit d’entreprise qui sont indispensables à la croissance économique, à l’emploi et à la réduction de la pauvreté. »."

Le G20 réunit les pays du G8 Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie ainsi que l’Afrique du Sud, l’Arabie Saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Indonésie, le Mexique, la Turquie et l’Union européenne auxquels il faut aJouter la Banque centrale européenne, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

Pour comprendre l’enjeu de ce nouveau sommet, il est utile de se référer à la déclaration officielle du dernier sommet du G20 qui s’est tenu en novembre 2008, en pleine crise, à Washington : « Nous serons guidés dans nos travaux par la conviction commune que les principes du marché, des économies ouvertes et des marchés financiers correctement réglementés favorisent le dynamisme, l’innovation et l’esprit d’entreprise qui sont indispensables à la croissance économique, à l’emploi et à la réduction de la pauvreté. Durant la période de croissance mondiale soutenue, d’essor de flux de capitaux et de stabilité prolongée qui a marqué les débuts de cette décennie, les acteurs des marchés ont cherché à obtenir des rendements plus élevés sans évaluer les risques de façon adéquate et sans faire preuve de la vigilance requise. ».

En gros, on continue comme avant, mais il faut mieux réglementer les marchés financiers. Sauf que si les marchés financiers occupent une telle place dans l’économie mondiale, c’est bien la conséquence des politiques, initiées par Reagan aux Etats-Unis et Thatcher en Grande-Bretagne et reprises par tous les gouvernements, qui ont consisté à diminuer de l’ordre de 10% la part des salaires dans les richesses produites, à laminer les services publics, les systèmes de santé, de protection sociale et des retraites.

Et c’est bien aux racines de cette politique-là qu’il faut aujourd’hui s’attaquer. Il ne s’agira pas de se laisser illusionner par les discours enflammés que ne manqueront pas de faire Obama, Sarkozy et Compagnie contre des paradis fiscaux.

Car la première mesure sérieuse à prendre serait la nationalisation sans indemnisation et sous contrôle social du secteur bancaire. Elle seule permettrait une réelle levée du secret bancaire et le contrôle et la traçabilité des opérations financières.

Il s’agit aussi, face à la tentative du G20 de relooker un système économique défaillant et mortifère, de défendre un programme d’urgence au cœur duquel doivent figurer la diminution du temps de travail, une redistribution massive de la richesse au profit du plus grand nombre, le droit à la souveraineté alimentaire, le retrait de toutes les troupes d’occupation et la préservation des grands équilibres écologiques.

Ce sont ces exigences que les mobilisations qui se dérouleront dans le monde entier à l’occasion de la tenue du G20, le 28 mars, feront entendre.

Nouveau Parti Anticapitaliste

 

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