Publié le vendredi 13 mars 2009

Rendez-vous d'enfance avec le mythe du vampire

13 03 2009

Voici un article intéressant que j'ai trouvé et que je partage avec vous

Une bonne partie de la bibliothèque de Bruno Maïorana, dans son atelier d'Angoulême, traite de ce thème obsédant dont il vient de tirer un superbe album : le mythe du vampire. (photo tadeusz kluba)

Rendez-vous d'enfance avec le mythe du vampire

Il avait ce rendez-vous avec un vampire depuis plus de trente ans. Retour en arrière, à l'époque de la télé en noir et blanc. Il est tard, un soir des années 70. Un petit Angoumoisin appelé Bruno se faufile pour apercevoir en douce quelques images du film que regardent ses parents. Quand il croise sur l'écran le regard d'un personnage « horrible ». « J'étais super terrifié », raconte-t-il encore aujourd'hui.

Il vient de rencontrer un vampire. Peut-être le plus inquiétant, le « Nosferatu » de Murnau, chef d'oeuvre du muet et de l'angoisse. Mieux qu'un vampire, Bruno Maïorana a rencontré là un mythe. Un peu plus de trente ans ont passé, le natif d'Angoulême est devenu auteur de bande dessinée, il n'a pas quitté la ville du 9e art. À l'école des Beaux-Arts, il a rencontré les copains d'une vie. Avec l'un d'eux, Alain Ayroles, il a bâti une série qui a conquis le public, « Garulfo »...

«J'ai pris un plaisir monumental à dessiner des grenouilles », se souvient-il. Mais, Garulfo, c'est fini. Il y a eu « de longues vacances », et puis, aujourd'hui... « D » sorti pour le dernier Festival d'Angoulême.

Hommage à un mythe

Naturellement, c'est un D qui fait référence à Dracula, tracé en couverture de l'album, d'une élégante calligraphie rouge sang sur les parois d'une tombe où un dandy en costume XIXe jette une rose. Rouge aussi, évidemment. Mais pas seulement. On en saura plus au fil des tomes, mais on apprend dès le premier que ce D veut aussi dire Drake. Le héros de la nouvelle série du tandem à succès de « Garulfo ». Car maintenant que voilà Bruno Maïorana lancé enfin dans « son » histoire de vampire, il s'agit pour lui de réinterpréter le mythe.

« Depuis dix ou vingt ans, il y a eu une surenchère super-gothique, ce sont des super-héros, pas des vampires. Il n'en reste que le vernis, une image superficielle ». Ayroles et Maïorana, eux, vont jouer, dans leur série, avec les codes victoriens.

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