Publié le dimanche 8 février 2009

Après Québec 1759, pourquoi pas Batoche 1885 ?

08 02 2009

Après Québec 1759, pourquoi pas Batoche 1885 ?
Et les autochtones ont aussi des « Warriors » pour se faire respecter...
Normand Lester
Le Devoir (opinions)
samedi 7 février 2009

Les subtils penseurs au service du gouvernement fédéral qui ont imaginé les « festivités » de la commémoration de la défaite des plaines d’Abraham avec une reconstitution historique de la bataille ne devraient pas s’arrêter là. Une autre défaite d’importance historique des francophones mérite le même traitement dans un avenir rapproché. Je pense à la bataille de Batoche, autre « lieu historique national » qui a été la scène, le 12 mai 1885, de la défaite de la rébellion métisse du Nord-Ouest par la nouvelle armée canadienne récemment constituée, mais toujours commandée par un général britannique, Frederick Middleton.

Le 125e anniversaire de cette grande et glorieuse victoire aura lieu au printemps 2010. L’écrasement de la rébellion de Louis Riel et la chute de son gouvernement provisoire marquent la fin de la domination des Métis francophones sur les grandes plaines de l’Ouest. Ça doit bien mériter une reconstitution historique.

Le 15 mars 1885, Riel s’est proclamé président d’un gouvernement provisoire de la Saskatchewan. Dès que la nouvelle est connue à Montréal, William Cornelius Van Horne du Canadian Pacific Railways — au bord de la faillite — offre de transporter gratuitement les troupes pour écraser les Métis. C’est un coup de pub fantastique qui va permettre au gouvernement conservateur de Macdonald d’injecter de nouveaux fonds publics dans la construction du transcontinental. L’écrasement des Métis aura sauvé le Canadien Pacifique. Voilà bien une bonne raison de fêter.

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