Déneigement: trois vies fauchées
04 02 2009
Hugo Meunier
La Presse Publié le 03 février 2009 à 23h31
Le maire Tremblay se posait des questions, hier. Les Montréalais aussi. Trois piétons sont morts sous les roues de camions de déneigement en quelques heures seulement. Les deux conducteurs impliqués travaillent pour des entreprises privées, rémunérées au volume de neige transporté.
Trois septuagénaires ont péri sous les roues de camions de déneigement, hier, lors de deux accidents survenus à quelques heures d'intervalle dans les arrondissements du Plateau-Mont-Royal et d'Ahuntsic.
Les policiers mènent leur enquête et se gardent pour l'instant de jeter le blâme sur les acteurs de ces événements. «Dans les deux cas, il semble que les piétons avaient la priorité et que les conducteurs n'ont pas vu les victimes», a résumé l'agent Olivier Lapointe, du Service de police de la Ville de Montréal. Il a qualifié d'«exceptionnel» le fait que trois personnes soient fauchées par des camions de déneigement en une seule journée.
Le premier incident s'est produit vers 9h40 à l'angle des rues Champlain et Sherbrooke, sous les yeux horrifiés de quelques témoins. Un couple de septuagénaires, qui traversait la rue Champlain en direction est, a été happé par un camion de déneigement de la société Transport DM Choquette, embauchée en sous-traitance par la Ville. Le véhicule s'engageait sur l'artère.
À l'arrivée des ambulanciers, la mort de l'homme de 72 ans ne faisait aucun doute. Son corps gisait inerte sous les roues du poids lourd. Les pompiers ont dissimulé le terrible tableau derrière une couverture grise.
«Sa femme a quant à elle été transportée juste en face, à l'hôpital Notre-Dame. Elle était en arrêt cardiorespiratoire», a souligné Bart Panarello, chef aux opérations chez Urgences-santé. Le décès de la dame de 71 ans a été constaté à son arrivée au centre hospitalier. Le conducteur du véhicule en cause a pour sa part subi un violent choc nerveux.
Au moment de l'impact, quelques cols bleus s'affairaient à colmater un bris de conduite d'eau de l'autre côté de la rue. Ils se sont aussitôt rués sur les lieux du drame. «Nous avons sorti le chauffeur de son véhicule. Il ne disait rien, il était en état de choc. Nous l'avons assis dans un de nos véhicules», a raconté Jeanne Cyrume, journalière. Sur le siège avant du camion de la Ville, on pouvait voir le conducteur, la tête entre les mains, réconforté par des collègues.
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Voilà....ce que ca donne lorsqu'on se fit au PRIVÉ pour des services qui devrait faire parti du public . Avant que des imbéciles qui se mettent à accorder leurs confiance au privé ces accidents étaient réellement beaucoup plus rares !
O=O=O=O=O=O=O=O
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Publié par : Tenebrum-Draco à 22:01:14Permalien
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