Publié le mardi 10 février 2009

Lettre ouverte à l’Institut économique de Montréal

10 02 2009

Privatisation d’Hydro-Québec
Lettre ouverte à l’Institut économique de Montréal

mardi 10 février 2009, par Françoise Breault

Tout récemment, M. Claude A. Garcia, de votre Institut, a publié un rapport recommandant la privatisation d’Hydro-Québec. Comme un clou sur lequel l’Institut et ses « experts » tapent à chaque fois qu’ils en ont l’occasion, vous cherchez encore une fois à entrer de force dans la tête des Québécois le bien-fondé de privatiser Hydro-Québec.

Selon vous, les Québecois s’enrichiraient de beaucoup ! Non mais faut-il avoir du culot pour chercher à manipuler les Québecois ainsi ! Si au moins vous disiez la vraie raison : Hydro-Québec est une poule aux oeufs d’or que les Compagnies, qui ont créé cet Institut, convoitent depuis longtemps et avec laquelle, après avoir déplumé les Québecois, elles feraient des milliards de profit.

On dit qu’un mensonge répété plusieurs fois finit par être perçu comme une vérité. Allez-vous avoir les Québecois à l’usure ? C’est probablement ce sur quoi vous misez en revenant régulièrement sur le sujet, sachant que les médias corporatifs, vont s’empresser de se faire l’écho de votre proposition. Mme Desmarais, étant la présidente de l’IEDM, il serait étonnant que la Presse critique votre position.

Pendant la campagne électorale vous deviez être heureux d’entendre Mario Dumont proposer qu’on privatise une partie d’Hydro-Québec sachant fort bien qu’un coup le pied mis dans la porte, il serait très facile d’augmenter le % de privatisation sans que les gens s’en rendent trop compte ! Cette fois la raison évoquée était que grâce à la privatisation, les Québecois pourraient enfin payer une bonne partie de leur dette ce qui profiterait aux générations futures. Pourtant, quand une famille est en dette, est-ce le temps de vendre à rabais sa poule aux oeufs d’or ? Bizarrement ceux de votre Institut qui tout à coup pensez aux générations futures quand il s’agit du paiement de la dette, n’en parlez jamais quand il s’agit de protéger notre système de santé pour tous !

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M. Caillé, « peddleur » de l’industrie de l’énergie

10 02 2009

M. Caillé, « peddleur » de l’industrie de l’énergie

mardi 10 février 2009, par Serge Mongeau

L’émission « Une heure sur Terre » de Radio-Canada portait, le 30 janvier dernier, sur la production d’énergie et sur ses conséquences sociales et environnementales. Excellente idée, puisque nos choix énergétiques sont au cœur du problème de l’heure, le réchauffement climatique. Une fois encore, nous avons eu l’occasion de constater à quel point les priorités de notre monde n’ont plus de sens : s’il y a un moyen de faire de l’argent, on l’exploite, quelles qu’en soient les conséquences.

Le problème, avec cette émission, c’est la décision d’y donner la parole à André Caillé, l’ex-pdg d’Hydro-Québec maintenant recyclé dans la grande industrie énergétique. Que peut-on attendre d’une personne si évidemment placée en conflit d’intérêt ?

D’abord, d’après M. Caillé, si nous massacrons l’environnement, ce n’est pas l’industrie qu’il faut blâmer, mais chacun d’entre nous qui voulons continuer à utiliser des automobiles propulsées par des moteurs à explosion ; sous-entendu, si nous achetions une auto électrique, il n’y aurait plus de problèmes. M. Caillé oublie qu’un cinquième de la dépense d’énergie que représente une auto pendant toute sa durée, qu’elle soit électrique ou à essence, sert à sa construction et à sa destruction ; que si toutes les autos étaient électriques, il faudrait produire beaucoup plus d’électricité, et qu’enfin beaucoup d’entre nous sommes forcés d’avoir une auto parce que nos villes ont été mal pensées et sont conçues pour une civilisation de l’auto, avec des transports collectifs souvent minables.

Les deux reportages sur le Kazakhstan et surtout sur les sables bitumineux canadiens démontraient à quel point nos gouvernements sont irresponsables. C’est tellement évident pour le Canada, avec cette manière de sacrifier l’environnement et de produire en quantités fantastiques des gaz à effet de serre qui de plus en plus fait honte à tous les Canadiens, alors que la communauté internationale commence à vouloir se mobiliser pour préserver notre climat.

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