Publié le vendredi 30 janvier 2009

Congédié pour un éclair

30 01 2009

Congédié pour un éclair
29 janvier 2009
Michel Rioux

« Steal a rail, you are a thief and they put you into jail. Steal a railroad,
you are a businessman and they put you into Parliament
»

- Winston Churchill

« Les plaignants ont commis un délit très sérieux, sapant le lien de confiance nécessaire au maintien de leur emploi… Le congédiement a été une sanction raisonnable et justifiée… »

L’affaire semble au départ d’une extrême gravité.

Pour congédier deux hommes qui travaillent depuis dix ans dans une entreprise, il faut que la faute ait été lourde, très lourde. Un congédiement, c’est quelque chose comme une peine capitale. Des jobs non spécialisées plutôt bien payées, ça ne court pas les rues, en particulier ces temps-ci. Et sur le plan pécuniaire, si on fait l’hypothèse que ces deux employés auraient été au travail encore une trentaine d’années, à un salaire d’environ 40 000 $, c’est une perte de près d’un million et demi de dollars en salaire qu’ils subissent.

Il fallait donc que l’affaire soit très, très grave pour qu’on mette à la rue ces deux travailleurs quelques jours avant Noël.

Un viol peut-être? Du harcèlement? Ou encore une agression caractérisée sur un supérieur? Était-il question d’un détournement de fonds, d’une fraude de plusieurs milliers de dollars?

On le sait, certains employeurs ont le congédiement facile. Rapides sur la gâchette. Mais pour qu’un arbitre de grief donne raison à un employeur en ces matières, il fallait que l’affaire soit grave, très grave.

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