Publié le dimanche 13 juillet 2008

Et si la ou les vérités étaient.

13 07 2008

Et si la ou les vérités étaient dissimulées dans les ténèbres ? Que tout ou presque tout de ce qui nous est montré à la lumière ne serait qu'illusions, ou des demi-vérités , en d'autres mots ce qu'on désire bien nous montrer, nous faire croire . Question d'attirer notre attention ailleur que l'endroit où nous devrions vraiment regarder . Et si, les gouvernements qu'on croit être les vrais décideurs ne seraient en fait que des leurres cachant les vrais décideurs, ceux qui décident de notre avenir ? Et si la vérité qui nous servent dans les médias serait vraie, mais tellement distortionnée et maquillée qu'elle en deviendrait mensonge ? Et si les pensées que les citoyens pensent venir d'eux-même , ne seraient en fait qu'idées pré-pensées par des élites d'intérêt et entrées par eux dans l'inconscient des citoyens ? Et si cette idéologie sociétaire individualiste tellement à la mode de ces temps-ci était prévu et stimulée par cet même élites d'intérêt. Après tout souvenons nous du proverbe : « Diviser pour régner ! » { Et si la ou les vérités étaient dissimulées dans les ténèbres, dans ces ténèbres du secret ! } «   Le Secret aussi pour avéré ténébreux ! »




Un Silence Ca Parle !

13 07 2008

Un silence ca parle. Un silence peut en dire plus que votre parole aurait pu en dire. Vos gestes, votre regard aussi peuvent parler. Parfois vous vous demandez comment certains peuvent savoir tel ou tel détail sur vous . Ou comment un tel ai pu deviner exactement ce que vous pensiez ou étiez pour décider. Non, ce n'est pas de la télépathie ! Vous y portez sûrement pas attention, mais si vous saviez comme votre silence, votre agir, votre regard peuvent vous trahir ! Vous ne pouvez imaginez comment l'intonation . votre ponctuation peuvent souvent en dire dix fois plus que le contenu lui-même de ce que vous venez de dire . Qui sait? Pour quelqu'un de très observateur, peut-être que vous êtes comme un livre ouvert ! N.B : Vous savez, avec ceux que vous fréquentez souvent comme vos collègues de travail. Pour l'un d'eux , un changement de comportement sur une courte espace de temps peut aussi lui en dire très long . Surtout s'il est très observateur !




Vacance d'enfer

13 07 2008

Un habitant de l'Illinois aux États-Unis décide un jour de quitter les rues enneigées de Chicago pour aller se dorer la pilule sous le soleil de Floride. En arrivant à l'hôtel, il expédie un e-mail à sa femme qui doit le rejoindre le lendemain. Malheureusement, il se trompe d'adresse et l'envoie à la femme d'un pasteur, dont le mari vient de décéder. Quand la veuve relève ses mails, elle tombe sur celui du type de Chicago, pousse un hurlement et s'effondre. Sa famille se précipite dans la pièce et lit le message sur l'écran : « "Ma chère femme, je viens juste d'arriver. Tout est prêt pour ton arrivée demain. Ton mari qui t'aime toujours. PS : Qu'est-ce qu'il fait chaud ici." » ###### Moralité : Se tromper d'adresse peut causer de sérieux désagréments....




Misère de Pétrus Borel

13 07 2008

La faim mit au tombeau Malfilâtre ignoré. GILBERT. == À mon air enjoué, mon rire sur la lèvre, Vous me croyez heureux, doux, azyme et sans fièvre, Vivant, au jour le jour, sans nulle ambition, Ignorant le remords, vierge d'affliction ; À travers les parois d'une haute poitrine, Voit-on le coeur qui sèche et le feu qui le mine ? Dans une lampe sourde on ne saurait puiser Il faut, comme le coeur, l'ouvrir ou la briser. Aux bourreaux, pauvre André, quand tu portais ta tête, De rage tu frappais ton front sur la charrette, N'ayant pas assez fait pour l'immortalité, Pour ton pays, sa gloire et pour sa liberté. Que de fois, sur le roc qui borde cette vie, Ai-je frappé du pied, heurté du front d'envie, Criant contre le ciel mes longs tourments soufferts Je sentais ma puissance, et je sentais des fers ! Puissance,... fers,... quoi donc ? - rien, encore un poète Qui ferait du divin, mais sa muse est muette, Sa puissance est aux fers. - Allons ! on ne croit plus, En ce siècle voyant, qu'aux talents révolus. Travaille, on ne croit plus aux futures merveilles. - Travaille !... Eh ! le besoin qui me hurle aux oreilles, Étouffant tout penser qui se dresse en mon sein ! Aux accords de mon luth que répondre ?... j'ai faim !...




Les litanies de Satan de Charles Baudelaire

13 07 2008

Texte extrait des Fleurs du Mal ======= O toi, le plus savant et le plus beau des Anges, Dieu trahi par le sort et privé de louanges, O Satan, prends pitié de ma longue misère! O Prince de l'exil, à qui l'on a fait du tort, Et qui, vaincu, toujours te redresses plus fort, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi qui sais tout, grand roi des choses souterraines, Guérisseur familier des angoisses humaines, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi qui, même aux lépreux, aux parias maudits, Enseignes par l'amour le goût du Paradis. O Satan, prends pitié de ma longue misère! O toi qui de la mort, ta vieille et forte amante, Engendras l'Espérance, - une folle charmante! O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi qui fais au proscrit ce regard calme et haut Qui damne tout un peuple autour d'un échafaud, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi qui sais en quels coins des terres envieuses Le Dieu jaloux cacha les pierres précieuses, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi dont l'œil clair connaît les profonds arsenaux Où dort enseveli le peuple des métaux, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi dont la large main cache les précipices Au somnambule errant au bord des édifices, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi qui, magiquement, assouplis les vieux os De l'ivrogne attardé foulé par les chevaux, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi qui, pour consoler l'homme frêle qui souffre, Nous appris à mêler le salpêtre et le soufre, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi qui poses ta marque, ô complice subtil, Sur le front du Crésus impitoyable et vil, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Toi qui mets dans les yeux et dans le cœur des filles Le culte de la plaie et l'amour des guenilles, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Bâton des exilés, lampe des inventeurs, Confesseur des pendus et des conspirateurs, O Satan, prends pitié de ma longue misère! Père adoptif de ceux qu'en sa noire colère Du paradis terrestre a chassés Dieu le Père, O Satan, prends pitié de ma longue misère! ## PRIÈRE : Gloire et louange à toi, Satan, dans les hauteurs Du Ciel, où tu régnas, et dans les profondeurs De l'Enfer, où, vaincu, tu rêves en silence! Fais que mon âme un jour, sous l'Arbre de Science, Près de toi se repose, à l'heure où sur ton front Comme un Temple nouveau ses rameaux s'épandront!