Publi le mardi 15 avril 2008

Le Civilisé et le Barbare.

15 04 2008

En tant que nord-américains, occidentaux nous aimons bien nous venter d'être les Civilisés, d'être même l'Exemple pour les autres . Pourtant, lorsque je vois une Vieille Dame dans les soixante, soixante-dix ans fouiller dans les poubelles publiques espérant trouver des bouteilles vides afin d'arrondir ses fins de mois. Alors je commence à me poser des questions ! Lorsque je vois par cet après-midi de printemps ce déficient intellectuel , rendu dormir au Carré Viger à terre sur l'alphalte à deux ou trois pas d'un banc de neige fondant. Puisse que notre Société a trouvé plus important de faire des économies sur son dos au lieu de tenir sa responsabilité à son égard . Alors je commence à me poser des questions ! Lorsque je perçois le peu de moyen qu'on accorde à ceux qui s'occupent de nos personnes âgées. Du peu de respect accordé par Notre Société à nos aînés. À ceux qui ont à la sueur de leurs front ainsi qu'à la douleur de leurs dos créé cette Société, et qui ont tenté de la faire progresser. Lorsque je constate que Notre Société cherche à les dissimuler , à nous faire oublier leurs présence, leurs existence au lieu de leur accorder le respect auquel ils ont mérité. Alors je commence à me poser des questions ! Lorsque je perçois cette stupide cruauté faite envers les animaux ainsi que ce manque de respect et ce mépris envers l'environnement et la planète , la seule qui nous est présentement disponible pour vivre. Alors je commence à me poser des questions ! Je commence à me demander à quel point pouvons nous servir d'exemple aux autres ? Mais surtout, je me pose cette question : « Qui sommes-nous, les civilisés ou les barbares ? » Oui d'accord, côté Technologique , nous sommes en avance. Par contre en ce qui concerne le respect ne serait-ce que des Nôtres, nous aurions , bien des questions à nous poser ! BIEN DES QUESTIONS ! P.S: Essayer ne serait-ce que 2 minutes de vous imaginez à 70 ans et obligé de faire le tour des poubelles publiques pour arrondir votre fin de mois pour calmer votre Faim. Imaginez l'humiliation que vous ressentiriez . Pourtant il m'arrive fréquemment d'en voir, sûrement que vous aussi vous devez en voir à l'occasion, si vous ne fermez pas les yeux . - Un jour nous aurons 70 ans , aimerions nous dans notre fin de vivre une tel humiliation ? Ces vieilles dames non plus !





1 Commentaire :

Commentaire crit le mercredi 16 avril 2008 à 03:48:13 (lien)
filou - http://cnt0.monblogue.branchez-vous.com/
je suis totalement en accord avec toi. Aujourd'hui les étudiants du travail social se mobilisent en France, pour sauver ce qu'il reste de sérieux et d'humain dans leur formation. Ceux sont eux, les premiers, qui se proposeront d'aider une vieille dame qui voit sa vie sombrer sous le couvercle d'une benne à ordure. Je t'invite à aller lire l'avis que j'ai publié sur mon blogue (ma terre a deux lunes, catégorie littérature) et à y répondre; Sincèrement. Filou.


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La Douleur Dans l'Âme C'Est

15 04 2008

La douleur dans l'âme, c'est lorsque vous vouliez le respect et vous obtenez que mépris. C'est lorsque vous offrez amitié et qu'on vous sert la trahison. C'est lorsque vous que ceux qui disaient être vos amis n'étaient en fait que des opportunismes. C'est lorsque vous constatez qu'on vous prend pour un imbécile en espérant que vous ne puissiez pas voir ce qui pourtant saute aux yeux. C'est lorsqu'on vous dit , vous apprécier, alors qu'on tente de vous salir lorsque vous êtes absent. C'est lorsqu'on vous tend la main pour ensuite espérer mieux vous planter le couteau dans le dos




Ces Faux Gothiques

15 04 2008

Qu’en est-il de ces Faux Gothiques ? Que connaissent-ils de la douleur pouvant se loger dans votre âme ? Que connaissent-ils de cette blessure qui vous déchire les entrailles ? Que connaissent-ils de cette nausée que vous ressentez dans cette Société qui ne vous comprend pas et vous méprise ? Que connaissent-ils du côté obscure de l'esprit humain ? que connaissent-ils de la Bête pouvant se dissimuler dans l'inconscient et les entrailles d'un individu ? Que connaissent-ils des beautés dissimulées dans la prénombre ? Que savent-ils des côtés cachés de la réalité ? De ses mille-et-un aspects inconnu et imprévisibles ? Que peuvent-ils dire des âmes rebelles , de la Pensée ténébreuse ? Ont-ils déjà ressenti ce confort à la fraîche dans l'obscurité ? Non ! Se contenter de porter le noir ne suffit pas , l'Âme Noire est escentiel !




Je suis fait d'ombre et de marbre de Victor HUGO

15 04 2008

Je suis fait d'ombre et de marbre. Comme les pieds noirs de l'arbre, Je m'enfonce dans la nuit. J'écoute ; je suis sous terre ; D'en bas je dis au tonnerre : Attends ! ne fais pas de bruit. Moi qu'on nomme le poëte, Je suis dans la nuit muette L'escalier mystérieux ; Je suis l'escalier Ténèbres ; Dans mes spirales funèbres L'ombre ouvre ses vagues yeux. Les flambeaux deviendront cierges. Respectez mes degrés vierges, Passez, les joyeux du jour ! Mes marches ne sont pas faites Pour les pieds ailés des fêtes, Pour les pieds nus de l'amour. Devant ma profondeur blême Tout tremble, les spectres même Ont des gouttes de sueur. Je viens de la tombe morte ; J'aboutis à cette porte Par où passe une lueur. Le banquet rit et flamboie. Les maîtres sont dans la joie Sur leur trône ensanglanté ; Tout les sert, tout les encense ; Et la femme à leur puissance Mesure sa nudité. Laissez la clef et le pène. Je suis l'escalier ; la peine Médite ; l'heure viendra ; Quelqu'un qu'entourent les ombres Montera mes marches sombres, Et quelqu'un les descendra.




L'échafaud 2 de Victor HUGO

15 04 2008

- Oeil pour oeil ! Dent pour dent ! Tête pour tête ! A mort ! Justice ! L'échafaud vaut mieux que le remord. Talion ! talion ! - Silence aux cris sauvages ! Non ! assez de malheur, de meurtre et de ravages ! Assez d'égorgements ! assez de deuil ! assez De fantômes sans tête et d'affreux trépassés ! Assez de visions funèbres dans la brume ! Assez de doigts hideux ; montrant le sang qui fume, Noirs, et comptant les trous des linceuls dans la nuit ! Pas de suppliciés dont le cri nous poursuit ! Pas de spectres jetant leur ombre sur nos têtes ! Nous sommes ruisselants de toutes les tempêtes ; Il n'est plus qu'un devoir et qu'une vérité, C'est, après tant d'angoisse et de calamité, Homme, d'ouvrir son coeur, oiseau, d'ouvrir son aile Vers ce ciel que remplit la grande âme éternelle ! Le peuple, que les rois broyaient sous leurs talons, Est la pierre promise au temple, et nous voulons Que la pierre bâtisse et non qu'elle lapide ! Pas de sang ! pas de mort ! C'est un reflux stupide Que la férocité sur la férocité. Un pilier d'échafaud soutient mal la cité. Tu veux faire mourir ! Moi je veux faire naître ! Je mure le sépulcre et j'ouvre la fenêtre. Dieu n'a pas fait le sang, à l'amour réservé, Pour qu'on le donne à boire aux fentes du pavé. S'agit-il d'égorger ? Peuples, il s'agit d'être. Quoi ! tu veux te venger, passant ? de qui ? du maître ? Si tu ne vaux pas mieux, que viens-tu faire ici ? Tout mystère où l'on jette un meurtre est obscurci ; L'énigme ensanglantée est plus âpre à résoudre ; L'ombre s'ouvre terrible après le coup de foudre ; Tuer n'est pas créer, et l'on se tromperait Si fon croyait que tout finit au couperet ; C'est là qu'inattendue, impénétrable, immense, Pleine d'éclairs subits, la question commence ; C'est du bien et du mal ; mais le mal est plus grand. Satan rit à travers l'échafaud transparent. Le bourreau, quel qu'il soit, a le pied dans l'abîme ; Quoi qu'elle fasse, hélas ! la hache fait un crime ; Une lugubre nuit fume sur ce tranchant ; Quand il vient de tuer, comme, en s'en approchant, On frémit de le voir tout ruisselant, et comme On sent qu'il a frappé dans l'ombre plus qu'un homme ! Sitôt qu'a disparu le coupable immolé, Hors du panier tragique où la tête a roulé, Le principe innocent, divin, inviolable, Avec son regard d'astre à l'aurore semblable, Se dresse, spectre auguste, un cercle rouge au cou. L'homme est impitoyable, hélas, sans savoir où. Comment ne voit-il pas qu'il vit dans un problème, Que l'homme est solidaire avec ses monstres même, Et qu'il ne peut tuer autre chose qu'Abel ! Lorsqu'une tête tombe, on sent trembler le ciel. Décapitez Néron, cette hyène insensée, La vie universelle est dans Néron blessée ; Faites monter Tibère à l'échafaud demain, Tibère saignera le sang du genre humain. Nous sommes tous mêlés à ce que fait la Grève ; Quand un homme, en public, nous voyant comme un rêve, Meurt, implorant en vain nos lâches abandons, Ce meurtre est notre meurtre et nous en répondons ; C'est avec un morceau de notre insouciance, C'est avec un haillon de notre conscience, Avec notre âme à tous, que l'exécuteur las Essuie en s'en allant son hideux coutelas.




Le Choc en Retour

15 04 2008

Le Choc en Retour, qu'en est-il ? Vérité ou mensonge ? Il m'est venu une pensée à L'esprit. Et si le principe du choc en retour n'était en fait qu'une magouille créée il y a fort longtemps , il y a des siècles et des siècles à une époque où les peuples , la populace étaient très craintifs concernant le dit surnaturel. Afin de mieux les contrôler, les maintenir afin de garder cette populace docile comme un troupeau , comme du bétail. Évidemment, les dirigeants religieux ou autre prenant bien soins d'entretenir la Légende. « Si tu fait le Mal, il te sera remis par six fois. Si tu fait le Bien il te sera remi par six fois aussi ! » Voici un énoncé marquant pour l'imaginaire, n'est-ce pas ? Évidemment dans la description du Mal vous y mettez des définitions valable de ce qui est mal . Et dans la description du Bien vous y mettez des définitions valable de ce qui est bien. En suite ce que vous désirez que le peuple ne fasse pas vous l'incérez dans la définition du Mal . Et évidemment ce que vous désirez ce que ce même peuple fasse ira à travers la définition du Bien ! Prenez le temps de regardez les actualités , que ce soit à la télévision , dans les journaux, internet ou bien écouté à la radio. Si vous portez attention à certains politiciens ou gestionnaires d'entreprises impliqués dans la fraude ou tous autres magouilles. Avez-vous vraiment le sentiment qu'ils reçoivent en choc en retour , six fois le mal qu'ils ont pu causé ? Et d'un autre bord si vous regardez ceux qui ont investi des heures et des heures , des jours et des jours ou même des fois des années . Avez-vous vraiment le sentiment qu'ils reçoivent en choc en retour , six fois le bien qu'ils ont pu créé ? À quelques occasions oui . Mais , Hélas, dans la majorité des cas............




Un léger parfum d'hypocrisie.

15 04 2008

Un parfum se répand comme une fumée d'encen . Il est à essence d'hypocrisie, une senteur proche de la vomissure . Ton visage est emblème d'iniquité du deux poids deux mesures. De la tricherie ! Ton sourire me donne cette nausée et empeste l'hypocrisie ! Derrière ce sourire aimable se dissimule le coup de poignard . Tu tente même de mêler autrui à tes légendes personnelles espérant faire oublier que t'en es le piètre auteur . T'aimes pas qu'on comprenne ton théâtre et qu'on refuse d'en être un acteur ! Dommage que tu sois si mauvais auteur et si mauvais romancier. Dommage pour toi évidemment !




L'échafaud - 01 de Victor Hogo

15 04 2008

C'était fini. Splendide, étincelant, superbe, Luisant sur la cité comme la faulx sur l'herbe, Large acier dont le jour faisait une clarté, Ayant je ne sais quoi dans sa tranquillité De l'éblouissement du triangle mystique, Pareil à la lueur au fond d'un temple antique, Le fatal couperet relevé triomphait. Il n'avait rien gardé de ce qu'il avait fait Qu'une petite tache imperceptible et rouge. Le bourreau s'en était retourné dans son bouge ; Et la peine de mort, remmenant ses valets, Juges, prêtres, était rentrée en son palais, Avec son tombereau terrible dont la roue, Silencieuse, laisse un sillon dans la boue Qui se remplit de sang sitôt qu'elle a passé. La foule disait : bien ! car l'homme est insensé, Et ceux qui suivent tout, et dont c'est la manière, Suivent même ce char et même cette ornière. J'étais là. Je pensais. Le couchant empourprait Le grave Hôtel de Ville aux luttes toujours prêt, Entre Hier qu'il médite et Demain dont il rêve. L'échafaud achevait, resté seul sur la Grève, Sa journée, en voyant expirer le soleil. Le crépuscule vint, aux fantômes pareil. Et j'étais toujours là, je regardais la hache, La nuit, la ville immense et la petite tache. A mesure qu'au fond du firmament obscur L'obscurité croissait comme un effrayant mur, L'échafaud, bloc hideux de charpentes funèbres, S'emplissait de noirceur et devenait ténèbres ; Les horloges sonnaient, non l'heure, mais le glas ; Et toujours, sur l'acier, quoique le coutelas Ne fût plus qu'une forme épouvantable et sombre, La rougeur de la tache apparaissait dans l'ombre. Un astre, le premier qu'on aperçoit le soir, Pendant que je songeais, montait dans le ciel noir. Sa lumière rendait l'échafaud plus difforme. L'astre se répétait dans le triangle énorme ; Il y jetait ainsi qu'en un lac son reflet, Lueur mystérieuse et sacrée ; il semblait Que sur la hache horrible, aux meurtres coutumière, L'astre laissait tomber sa larme de lumière. Son rayon, comme un dard qui heurte et rebondit, Frappait le fer d'un choc lumineux ; on eût dit Qu'on voyait rejaillir l'étoile de la hache. Comme un charbon tombant qui d'un feu se détache ; Il se répercutait dans ce miroir d'effroi ; Sur la justice humaine et sur l'humaine loi De l'éternité calme auguste éclaboussure. " Est-ce au ciel que ce fer a fait une blessure ? Pensai-je. Sur qui donc frappe l'homme hagard ? Quel est donc ton mystère, ô glaive ? " Et mon regard Errait, ne voyant plus rien qu'à travers un voile, De la goutte de sang à la goutte d'étoile.




Pensée pour Lucifer

15 04 2008

Toi qui fut le premier à goûter à ces fruits amers que sont la trahison et le mépris, fruits qui te furent servis par le traite Jéhovah. Toi qui est le plus grand et le plus sage, vrai lumière de vérité . Conseillé et protecteur des esprits éveillés qui ont compris où est le Bien et où est le Mal. Accorde moi la force et la ruse pour continuer le combat de cette éxistance. Toi qui sais combien sont peu nombreux les humains à qui ont peu porté confiance Cette race humaine ayant un talent exceptionnel pour l'auto-destruction, et pour ensuite t'accuser de toutes les conséquences de leurs actes. Donnant leurs parole sachant très bien qu'ils y trouverons 50 000 excuses pour ne pas respecter leurs promesses . Tu sais qu'on ne peut faire confiance à cette race humaine à part quelques rares exceptions. Personne n'est mieux placé qu'un rejeté, qu'un incompris, qu'un méprisé pour comprendre un rejeté, un méprisé comme lui-même. Voilà pourquoi je m'adresse à toi le Grand Frère des méprisés. Toi source génératrice de cette Lumière Noire qui permet de voir l'imperceptible, le caché. Lumière qui permet de voir le vrai visage d'un homme ou d'une femme dissimulé derrière ce masque social . Lumière Noire qui met devant les yeux de qui veut voir, toute cette hypocrisie caché derrière cette politique humaine . Cette Lumière Noire non-ionique, qui ne se perçoit que par notre âme . Qui permet de voir ce qui se cache derrière les apparence, derrière les masques de ces hypocrites Toi donc le soutient apaise ces douleurs morales affligée par cette blessure dans l'Âme affligée par, explique moi comment puis-je faire pour ?




Je suis naïf, toi cruelle de Victor HUGO

15 04 2008

Je suis naïf, toi cruelle, Et j'ai la simplicité De brûler au feu mon aile Et mon âme à ta beauté ; Ta lumière m'est rebelle Et je m'en sens dévorer ; Mais la chose sombre et belle Et dont tu devrais pleurer, C'est que, toute mutilée, Voletant dans le tombeau, La pauvre mouche brûlée Chante un hymne au noir flambeau.




Comme cet épave.

15 04 2008

Comme un épave ayant peur de sombrer seul au fond de cet océan noir et froid. Tu tente de tirer vers le fond tous autres navires croisant ta route. Tu tentes d'illusionner tous et chacun avec une pseudo grandeur d'âme donc tu serait dépositaire ainsi que sur une noblesse musicale de pacotille. Tu vas même avec vantardise jusqu'à servir à tous consentant ou non le sermon comme quoi qu'il faut accepter que tu sois le meilleurs, le plus gracieux. Espérant de cette façon nous cacher ta réalité ; celle où petit peu à petit peu tu t'enfonce dans les profondeurs de mer glaciale et sans pitié . Tu mens à tous lorsque tu cris être sans peur ni reproche. Tu ne cherche qu'à nous voiler cette même réalité dans laquelle l'idée de ne pas avoir le contrôle total sur les évènements ainsi que le dernier mot sur tous t' effrait . Qui sait peut-être que ton narcissisme nous cache un complexe d'infériorité te grugeant de l'intérieur ? Effrayé à la vue que ton navire le { Dream Of Jazz } soit si fragile face aux vagues, vents et tempêtes apportés par l'existence. Et oui tu vois dans ton esprit ce { Dream Of Jazz } s'enfoncer comme dans un tourbillons sombre t'aspirant vers ce fond froid sous une solitude totale, avec comme seule foule d'admirateurs que quelques poissons de fond évidemment. Les vagues sont de plus en plus hautes et violentes, et le vent avec des secousses comme des lames de rasoir déchirant tes voiles et te faisant ressentir encore plus cette petitesse donc tu te sens prisonnier. Les nuages se faisant de plus en plus nombreux, sombres et épais t'interdisant ton soleil. Ce Cauchemar devient Ta Réalité, et cette Réalité devient Ton Cauchemar !




Depuis quatre mille ans il tombait dans l'abîme Victor HUGO

15 04 2008

Depuis quatre mille ans il tombait dans l'abîme. Il n'avait pas encor pu saisir une cime, Ni lever une fois son front démesuré. Il s'enfonçait dans l'ombre et la brume, effaré, Seul, et derrière lui, dans les nuits éternelles, Tombaient plus lentement les plumes de ses ailes. Il tombait foudroyé, morne, silencieux, Triste, la bouche ouverte et les pieds vers les cieux, L'horreur du gouffre empreinte à sa face livide. Il cria : Mort ! - les poings tendus vers l'ombre vide. Ce mot plus tard fut homme et s'appela Caïn. Il tombait. Tout à coup un roc heurta sa main ; Il l'étreignit, ainsi qu'un mort étreint sa tombe Et s'arrêta. Quelqu'un d'en haut lui cria : - Tombe ! Les soleils s'éteindront autour de toi, maudit ! Et la voix dans l'horreur immense se perdit. Et pâle, il regarda vers l'éternelle aurore. Les soleils étaient loin, mais ils brillaient encore. Satan dressa la tête et dit, levant ses bras : - Tu mens ! - Ce mot plus tard fut l'âme de judas. Pareil aux dieux d'airain debout sur leurs pilastres Il attendit mille ans, l'oeil fixé sur les astres. Les soleils étaient loin, mais ils brillaient toujours. La foudre alors gronda dans les cieux froids et sourds, Satan rit, et cracha du côté du tonnerre L'immensité qu'emplit l'ombre visionnaire, Frissonna. Ce crachat fut plus tard Barabbas. Un souffle qui passait le fit tomber plus bas...